Malaquita*

Publié le 23 Février 2017

Malaquita*

Un œil plongé dans la matière
Du cuivre plein les seins
Un horizon assuré de pierre
De la fougère au creux des reins
Tu es la pierre qui a unit sa vie au végétal
Dans ce métal tu as dessiné tes courbes
Malaquita

Qu’il est beau ton message de veine érudite
Les virages de ta robe étonnent
Les nuances de tes sens encensent
Les vérités de tes ondes inondent
La pure minéralité laisse hébété
Face à toi
Malaquita
Les bras tombent
Les bouches s’affaissent
Les mains se ferment
Et les doigts se figent sur un quelque chose qui leur échappe

Un sourire a éclairé ta naissance
Une chlorophylle éconduite a fait son nid
Dans ton utérus conquis
La terre est une mère qui a compris tes volontés
La fougère a sa pierre d’intimité
Et moi j’admire ta cambrure naturelle
Je te regarde
Tu es belle
Ta carapace imprime dans ma main sa candeur forestière
Le cuivre me fait ni chaud ni froid
Malgré tout j’aime l’élan qu’il a injecté à ta naissance
Malaquita
Pierre de mon cœur
Epopée de mes idéaux
Garde-moi dans ton doux propos
Je veux dessiner un monde meilleur
Avec ta perle de profondeur
Je veux ériger un volcan d’humanité
Au-dessus des méchancetés
Et les cailloux
Doux comme toi
Sont les édifices de ma loi.

Carole Radureau (23/02/2017)

Perle de malachite 

Déjà présentée dans les poèmes 

Fougère de pierre

Je veillerais sur toi mon coeur

Déforestation

Tortue précieuse

Rédigé par caroleone

Publié dans #Mes anar-poèmes, #La pierre

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