J'ai glissé trois cheveux d'airain dans la boutonnière du temps

Publié le 6 Février 2017

désert de Tabernas - Par Colin C Wheeler — Travail personnel, CC BY-SA 3.0 es, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=39977581

Je boirais le lait de gazelle
Au doux murmure du son fécond
Je serais le thé à la fleur d’oranger
Et sur ma tête de douces tresses
Sentiront le miel de jasmin

Il n’y a pas de fin au parcours des pierres
Sur leur chemin de doux flocons d’avoine
Ont dessiné une ronde
Pour y bercer le cœur de l’agate
En murmurant la chanson du cœur qui a battu trop fort
La chamade amoureuse de l’oud son petit frère

Sur le sable glisse sans fin la couleuvre malachite
Elle a dessiné sur ses écailles
Les notes de la musique des gitans
Et dans sa fièvre de serpent
Elle entame la danse du ventre de la féminité

Je serais le turban sur ta tête échauffée
Glissant trois cheveux d’airain
Dans la boutonnière du temps
Et un cil de canopée pour irriguer tes mots

Il est parti le fou rire sur ses mille chevaux
Leurs crinières de diamant et de lin volaient au simoun des entreprises
Et dans un virage éloquent
S’éloignent les pensées fugitives
Dans les sabots des pur-sang s’est glissée la rose miniature de mes sentiments
Elle sirote les gouttes du sable chaud
Pour en distiller un à un les grains de félicité.

Carole Radureau (05/02/2017)

Rédigé par caroleone

Publié dans #Mes anar-poèmes, #Chanson du monde

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almanito 06/02/2017 11:58

Un dépaysement total dans ce poème, des images de voyage qui sentent bon le jasmin et la jolie métaphore de la mèche de cheveux dans la boutonnière... j'aime beaucoup!

caroleone 07/02/2017 12:11

Merci, le métissage de la poésie, ça fait du bien au coeur.