Honduras- L'assassinat de l'indigène Tolupán José de Santos Sevilla, terrorisme d'état ?

Publié le 18 Février 2017

Sambo Creek, le 28 février 2017. - L'assassinat du maître Tolupán, José de Santos Sevilla, arrivé dans sa maison d'habitation de la communauté de La Ceiba, dans la Montaña de la Flor, des mains d'au moins cinq sujets fortement armés, corrobore les rapports présentés tant par Global Witness, la Narratrice des Nations Unies pour les peuples Indigènes, et la CIDH, entre autres.

Le peuple Tolupán a été l'un des plus dévastés par la violence, et depuis deux décennies plus d'une centaine de Tolupanes ont été assassinés pour la défense de leurs territoires et de leurs biens communs. La poursuite à laquelle se sont trouvés exposés plus de 20 mille Tolupanes qui existent est relative à l'utilisation du bois et de l'industrie minière illégale.

Malgré que les Tolupanes aient reçu des titres octroyés par l'État du Honduras au XIXe siècle, ceux qui ont été accordés devant l'intervention du prêtre Manuel de Jésus Subirana, depuis un siècle et demi souffrent de la poursuite des militaires, des entrepreneurs et des hommes politiques qui se sont consacrés au pillage de leur territoire et de leurs biens communs.

L'assassinat du leader Tolupan Vicente Matute en 1991 a ouvert une ère de violence qui n'a pas cessé. Jusqu'à ce jour les auteurs de l'assassinat de Matute restent protégés par l'impunité malgré que l'on connaisse publiquement ceux qui ont été les auteurs intellectuels.

Au Honduras à partir du Coup d'État de 2009, s'est intensifié le pillage des territoires indigènes, et d'où la violence contre ses leaders et la neutralisation (achat) d'individus qui se prêtent à former une partie des organismes d'états supposées venir en aide aux peuples indigènes.

Les rapports présentés par des organisations des droits de l'homme, CIDH et Nations Unies sur les calamités qui affectent les indigènes au Honduras, ont créé un énorme malaise entre les fonctionnaires de l'actuelle administration qui cherchent à ignorer la violence dans laquelle se trouve plongé le HONDURAS.

Tandis que l'État impulse des réformes discutables du code pénal, qui transforment la protestation sociale en terrorisme, l'État est incapable de freiner la violence contre les défenseurs des biens communs de la nature, qui cherchent à privatiser au bénéfice de nombreux cas, des fonctionnaires et des entrepreneurs associés au régime.

Nous espérons que l'assassinat de José de Santos Sevilla ne reste pas dans l'impunité, comme cela est arrivé avec le cas de Vicente Matute, Berta Caceres et d'autres morts indigènes qui ont défendu le territoire de leur peuple.

OFRANEH exige plus de justice pour le cas de l'assassinat de Santos Sevilla, que soient titularisés et assainis les territoires Tolupanes que jusqu'à présent le gouvernement ne veut pas reconnaître.

Les peuples autochtones du Honduras nous affrontons une guerre d'extermination.

Ya Basta ! l'Impunité!!!!

Organisation Fraternelle Noire Hondurienne, OFRANEH

Traduction carolita d'un communiqué de l'OFRANEH du 18/02/2017 :

Rédigé par caroleone

Publié dans #ABYA YALA, #Honduras, #indigènes et indiens, #Tolupanes, #Répression

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