Mexique : Une stratégie provocatrice gouvernementale pour intimider les protestations contre le gasolinazo remarque un centre des droits de l'homme

Publié le 6 Janvier 2017

Ville de México | Desinformémonos. Il existe des indices sérieux de ce que les pillages de magasins départementaux à Naucalpan et Villa Nicolás Romero, fasse partie “d'une stratégie provocatrice gouvernementale pour intimider les protestations et la non-conformité populaire contre les gasolinazos, pour justifier un usage démesuré de la force et l'application de fait de la Loi Eruviel”, a dénoncé le Centre des Droits de l'homme Zeferino Ladrillero.

Dans l'État du Mexique, rapporte l'organisme civil, “on a vécu une situation de chaos authentique et incontrôlable”. A Naucalpan, dans la zone de Chamapa, la nuit de ce mardi a été rapporté dans des réseaux sociaux la présence d'un supposé groupe armé qui a profité des manifestations à Naucalpan pour assaillir des automobilistes, des piétons et des commerçants. La police a appelé les magasins du self-service pour qu'ils ferment et ils faisaient descendre des passagers du transport collectif en leur disant de rentrer chez eux, rapporte le Zeferino.

L'objectif des montages, ont-ils dénoncé, “c'est de rendre illégitime le mouvement de voisins de Naucalpan et de Nicolás Romero qui lutte contre les gasolinazos”, une stratégie qui, insistent-ils, “a été mené par le gouvernement priíste à d'autres occasions et s'est reproduit de la même façon; 
un exemple est démontré avec ce qui est arrivé dans la zone oriente de la Vallée de México en 2012 avec le fameux “ ahi vienen (là ils viennent)” au milieu du conflit électoral d'alors”.

Le Centre des Droits de l'homme précise que ces faits sont de la responsabilité étatique et fédérale des gouvernements donc, d'un côté, c'est “l'action agressive et irresponsable d'augmenter le prix de l'essence qui a généré un mécontentement populaire”, et d'un autre côté, “le gouvernement mexicain, loin de chercher les voies du dialogue et de la solution concertée avec les manifestants, les a agressés et même s'est mis à parcourir les groupes de provocateurs, d'infiltrés, lesquels commettent des excès pour enfreindre la crainte et la panique dans la population qui proteste”.

Sur la déclaration présidentielle d'Enrique Peña Nieto, en ce qui concerne le fait qu'“il partage l'ennui” et qu' “il appelle à la compréhension de la société”, l'organisme non gouvernemental remarque : “la hausse du prix de l'essence n'est pas produite par la Réforme Énergétique; c'est un mensonge de plus qu'il crée pour diminuer le mécontentement contre son administration”.

Dans ce contexte, le Centre s'est déclaré “en alerte maximale” et s'est engagé à surveiller et observer les espaces de protestation qui sont réalisés, responsabilisant “dès que tout acte de répression et de violation des droits de l'homme contre les personnes qui manifestent”  Enrique Peña Nieto et le gouverneur de l'état de México, Eruviel Avila Villegas.

Traduction carolita d'un article paru dans Desinformémonos le 5 janvier 2017 : 

Rédigé par caroleone

Publié dans #ABYA YALA, #Mexique

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