Le poète Mapuche Elicura Chihuailaf et son message depuis Cunco pour la défense des rivières

Publié le 11 Janvier 2017

Vidéos et note / Elicura Chihuailaf, de Quechurewe, communauté de Cunco, est un poète, un chroniqueur et un traducteur mapuche qui connaît une grande trajectoire et une énorme reconnaissance au niveau local et international, avec quelques poèmes mis en musique par des groupes et des solistes comme Illapu, Francisca Valenzuela, Manuel García, Nano Stern, Joe Vasconcellos, entre autres, c'est de la même manière un fervent défenseur de la Ñuke Mapu (terre mère) et à présent il continue de lever la voix.

En août 2016, les médias d'information dans le Pays publiaient : “Elicura Chihuailaf, le premier mapuche nommé au Prix national de Littérature”. Ainsi, le gagnant du prix Óscar Hahn (2012), a été sélectionné entre 14 candidatures disposant de plus de deux cents adhérents, entre ceux-ci trois Prix nationaux, un large spectre de personnes venant du monde académique et culturel, et bien qu'il n'ait pas obtenu de prix, Chihuailaf apparaît comme l'un des plus grands de l'histoire, une reconnaissance qui est faite dans diverses sphères de l'interculturalité, la chilienne et la Mapuche.

Il se distingue en ceci, parce qu'à chaque occasion publique, Chihuailaf profite de la tribune pour partager des messages envers la mapuchité et la chilinité profondes, en étant critique sur la chilinité superficielle, celle qui accapare, détruit, dévalise, comme il l'a signalé et qui arrive avec cet exemple qui est l'invasion des compagnies hydroélectriques.

Lui même dit que sa poésie se concentre sur son enfance, “pleine de tendresse et de nature : des insectes, des oiseaux, des nuages, la pluie, la bruine, le brouillard, la neige, des estuaires, des forêts, des fleurs, des herbes médicinales, des pierres, des champignons, de petits animaux, un foyer, une famille”, par conséquent sa raison est une racine profonde.

L'auteur, mentionne aussi “la maison Bleue à Kechurewe, la rivière Allipén, le lac Colico, le volcan Llaima, le cerro Rukapillán, la cordillère de Werere; la Lune, le Soleil et les étoiles. Et tous les ngen, les esprits des propriétaires de tout et de tous”. Avec certes en plus de, le nvtram, “l'art de converser” qui – dans ses mots – consiste surtout  “à apprendre et à écouter ”.

En décembre 2016 il a participé au programme radio “Mardi Vert” et il s'est alors rappelé  son intervention qu'il a faite pour la défense de la rivière Allipén dans la zone de Cunco, menacée par des projets hydroélectriques.

On peut rappeler que dans la localité citée, pour être exacts le 16 octobre 2016, un fait historique a été vécu. Une marche qui a dépassé le millier de personnes au plus fort moment de la participation, avec un message clair au pouvoir politico - économique : Non au pillage hydroélectrique! en particulier devant la menace d'un projet de Conpax – García (Santa Olga) et devant les graves dommages causés par des entreprises comme Latin America Power et Enacon, la marche qui a pris fin par une action artistique et culturelle dans le gymnase qui était plein, et où l'une des interventions principales a été celle d'Elicura Chihuailaf a été partagée ensuite dans deux vidéos avec la parole du poète et a été rapidement mis en misique par le groupe Illapu sur le thème “Rêve bleu "(Suéño Azúl) (a.s / mapuexpress.org)

Intervention d'Elicura Chihuailfaf pour la défense des rivières (Registro Juan Acuña)

Traduction carolita d'un article de Mapuexpress du 10/01/2017 : 

Rédigé par caroleone

Publié dans #ABYA YALA, #indigènes et indiens, #Mapuche, #Chili, #L'eau, #Chanson du monde

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