Guatemala - Conférence : Non à l'évacuation à Q´Eqxibal, San Juan Chamelco

Publié le 25 Janvier 2017

Par : Rony Morales

Dans une conférence de presse ce mardi 24 janvier de l'année présente, des représentants de Q´eqxibal de San Juan Chamelco, des autorités indigènes, des conseils municipaux de femmes organisées, des représentants des Conseils municipaux Communautaires de Développement (COCODES) ainsi que des représentants de l'Union Verapacense des Organisations Paysannes (UVOC), du Comité Paysan de l'Altiplano (CCDA), de l'Instance des Peuples Q´eqchi´ et Poqomchi´ et des membres du Collectif d'Organisations des Verapaces, ont dénoncé les menaces d'évacuations qu'ils ont sur le territoire de Tezulutlán.

Ils ont déclaré que ces derniers jours tous les membres de la communauté ont une crainte puisque a été faite l'annonce d'une évacuation à Q’eqxibal, programmée pour ce 25 janvier, de plus ils ont demandé aux autorités de suspendre cet ordre, qu'elles laissent en liberté les 2 personnes emprisonnées et que soit sans effet les 5 ordres de capture contre les leaders de la communauté.

Q’eqxibal est un peuple q’eqchi’, propriétaire légitime de ses terres qui s'est soulevé en résistance devant les menaces du capitalisme mis en application par des capitaux transnationaux, et appuyé par les institutions de l'État avec des mécanismes de spoliation, de criminalisation, d'impunité et de division communautaire.

L'objectif de cet ordre est de dépouiller la communauté de son territoire et de consolider la spoliation du peuple q´eqchi´ par l'influence des ex-travailleurs de la finca Caquipec S.A., une minière qui extrait du fer. “Le territoire de Tezulutlán est un espace territorial où nous habitons les villages q´eqchi´, poqomchi´ Et Achi’, nous ne pouvons pas permettre qu'un groupe d'entrepreneurs et de finqueros essaient de consolider plus leur pouvoir  réussir grâce à la voie violente de s'enrichi et en laissant les communautés à la rue”, ont affirmé des représentants de la dite instance.

Pour UVOC les conflits agraires se réfèrent à des disputes pour des intérêts et des droits sur la terre. Selon ce que nous avons vu, ces conflits sont déterminés au Guatemala par les processus continus historiques d'usurpation de terres et d'exploitation de quelques groupes sociaux sur les autres. C'est la dispute du droit historique des populations indigènes pour la terre, le territoire et le droit que les propriétaires terriens s'attribuent, la propriété terrienne est appuyée par le Registre de la Propriété.

Traduction carolita d'un communiqué paru dans km169 Prensa comunitaria.org le 24 janvier 2017 : 

Retrouvez les 3 peuples mayas concernés sur ce territoire avec les articles ci-dessous de ce blog :

Les Kekchi ou Qeqchi

Les Poqomchi'

Les Achi

Rédigé par caroleone

Publié dans #ABYA YALA, #Guatemala, #indigènes et indiens, #Maya, #Kekchi, #Achi, #Poqomchi

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