Colombie : Les peuples Kamëntšá et Inga fêtent la titularisation de leurs territoires

Publié le 28 Décembre 2016

Après une lutte de plus de six ans face à l'État colombien et plus de cent ans de déracinement, des indigènes des peuples Kamëntšá et Inga de l' Alto Putumayo, porte d'entrée de l'Amazoníe colombienne, ont reçu les titres de leurs territoires qui comprennent une étendue de près de 75 mille hectares, un élargissement et la constitution de trois resguardos indigènes.

La reconnaissance territoriale inclut quatre resguardos de la Vallée de Sibundoy : l'élargissement du resguardo Indigène Kamëntšá Biya et la constitution des resguardos Kamëntša Inga de San Francisco, Inga de San Andrés et Inga de Colón, en faisant honorer la reconnaissance et la réaffirmation de leurs droits territoriaux.

Pour les communautés indigènes, les aires où se constituent les actuels resguardos, se trouvent dans des zones de grande importance écologique et spirituelle, dans ceux-ci se trouvent les sites sacrés où la vie est générée et où habitent les esprits de la terre-mère “Tsbatsan mamá” pour le peuple  Kamëntšá et “Nukanchipa Alpa“ pour le peuple Inga.

Le travail pour obtenir la légalisation des possessions traditionnels en qualité de resguardos indigènes, a été réalisé de la manière unie entre les cabildos indigènes et leurs coopérants, qui ont obtenu l'inclusion de la connaissance traditionnelle du territoire dans les études techniques, à l'Agence Nationale de la Terre et de la Direction des Sujets Indigènes du Ministère de l'Intérieur.

Conformément aux études environnementales indigènes de la région,les territoires font partie d'une zone importante de conservation de la biodiversité mondiale et leurs forêts constituent des réservoirs importants pour la vie. Il comprend des montagnes importantes et des páramos comme celui de Bordoncillo, où naissent et se régulent les eaux pour l'approvisionnement des aqueducs des communautés et pour leur contribution au grand bassin de l'Amazone.

Pour les communautés, dans le risque de faire disparaître dans des problématiques relatives au conflit armé et aux intérêts économiques extractivistes par lesquels leurs droits fondamentaux ont été transgressés, il semble très important pour leur survie physique et culturelle, le fait de récupérer la propriété de ce qui ancestralemente leur appartient. Cela peut vous intéresser :  la vague de menaces et de harcèlements se renforce dans le Putumayo.

Les communautés appellent les gouvernements du monde à reconnaître leurs territoires et les mouvements sociaux pour qu'ils appuient leurs luttes millénaires, qui sont pour le soin et la protection de la terre mère. Ils attendent que le processus prenne fin en 2017 avec la constitution des resguardos de Santiago et de San Pedro devant l'Agence Nationale de la Terre.

Tomado de contagioradio.com

 Traduction carolita d'un communiqué paru sur le site du CRIC le 27 décembre 2016 : 

Rédigé par caroleone

Publié dans #ABYA YALA, #Colombie, #indigènes et indiens, #Kamentsa, #Inga

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