Offrir aux gardiens autochtones du monde naturel une plate-forme pour s’adresser au monde

Publié le 21 Novembre 2016

Sarah Shenker, chargée de campagne à Survival, nous fait part de sa rencontre avec un petit groupe de Guajajara au Brésil. Ces derniers luttent contre des bûcherons illégaux pour protéger la forêt ainsi qu’une tribu isolée.

‘On est ici’, déclare Olimpio, face à la caméra, ‘[…] on surveille le territoire, on protège les Indiens isolés et les Guajajara qui y vivent. Pourquoi ? Parce qu’il y a des gens – des anthropologues de certains pays – qui veulent, encore une fois, violer les droits des Indiens isolés de ce pays.’

Olimpio garde son calme, mais la tension est palpable au fur et à mesure qu’il s’exprime.

‘On sait que certains anthropologues ont lancé un appel à ‘un contact contrôlé’ des Indiens isolés […] On ne permettra pas que ça se produise, car cela entraînerait un autre génocide.’

Olimpio est l’un des leaders d’un groupe connu sous le nom des ‘Gardiens guajajara’. Ces hommes guajajara de l’Etat brésilien du Maranhão ont pris l’initiative de protéger ce qui reste de la lisière Nord-Est de la forêt amazonienne, les centaines de familles guajajara qui y vivent, ainsi que leurs voisins awá, dont quelques membres sont isolés.

Les tribus isolées sont les peuples les plus vulnérables de la planète, et les Guajajara en sont particulièrement conscients. Des populations entières sont décimées par la violence de personnes étrangères à leurs communautés qui volent leurs terres et leurs ressources, et par des maladies comme la grippe et la rougeole contre lesquelles ils n’ont aucune immunité. Les Guajajara savent que la destruction de la forêt, dont les Awá dépendent et qu’ils gèrent depuis des générations, mènera à la fin de leurs peuples. Les conséquences seront désastreuses pour les peuples isolés si leur territoire n’est pas protégé. Sans leur terre, les Awá ne survivront tout simplement pas.

Les images satellite sont effrayantes : ce territoire, connu sous le nom d’Arariboia, est un îlot de verdure au milieu de l’océan de déforestation que représente ce coin d’Amazonie, pillé pour son minerai d’or, morcelé par les routes et les voies ferroviaires, déboisé pour ses essences précieuses.

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