COP 22 : Nos terres valent plus que du carbone

Publié le 17 Novembre 2016

Communiqué de presse de la Confédération Paysanne

(Bagnolet, le 15 novembre 2016) Presque un an après le grand raout de la COP21, c'est bien plus discrètement que les représentants de 196 États sont réunis au Maroc pour la COP22, aussi appelée parfois « COP de l'agriculture ». Le risque est grand pour les paysannes et paysans du monde de voir leurs terres confisquées sous prétexte de lutte contre les dérèglements climatiques.
Alors que le mot « agriculture » est absent du texte de l'accord de Paris, les terres agricoles y sont présentées comme un outil, un « puits de carbone » pour compenser les émissions de gaz à effet de serre. La production d'alimentation passerait donc au second plan, au profit des promoteurs de fausses solutions qui feront des bénéfices en s'accaparant les terres sous prétexte de stocker du carbone.

Il y a là un véritable danger pour les paysannes et paysans qui seront une nouvelle fois victimes de la financiarisation et de l'industrialisation de leur métier alors que c'est l'agro-industrie qui est source d'une large part des dérèglements climatiques. C'est elle qui doit être remise en cause. La compensation n'est pas une solution, elle n'est que l'alibi de politiques qui refusent de s'engager pour faire face à l'urgence de cette crise.

Seule une réduction drastique des émissions de gaz à effet de serre permettra de contenir la crise climatique. Les terres ne sont pas à vendre, elles sont fondamentales pour les paysans qui pratiquent une agriculture paysanne à même de répondre aux enjeux et garante de la souveraineté alimentaire des peuples !

Vous trouverez ici la déclaration complète « Nos terres valent plus que du carbone », initiée par la Confédération paysanne, et le CCFD-Terre Solidaire et signée par plus de 50 organisations dont la Via Campesina.

Ici aussi des photos de la délégation de la Via Campesina lors de la marche du 13 octobre dans les rues de Marrakech, en marge de la COP22.

Contacts : 
Christine Riba, Secrétaire nationale en charge du climat (à Marrakech) : 0212 623 45 30 69
Laurent Pinatel, Porte-parole : 06 80 58 97 22
Elina Bouchet, Chargée de communication : 06 95 29 80 78

 

 



 

Rédigé par caroleone

Publié dans #ABYA YALA, #PACHAMAMA, #pilleurs et pollueurs

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article