Une tragédie française : le suicide des amérindiens en Guyane

Publié le 30 Septembre 2016

Un article de janvier 2016 en opposition au documentaire que j'ai vu sur arte hier et qui m'a...choquée.

C'est pourtant rare que je sois déçue des documentaires que présente cette chaîne sur les peuples autochtones mais là, ce n'est pas possible. Ou bien est-ce moi qui voit le mal là où il n'est pas, c'est possible.

Dans ce documentaire sur les peuples amérindiens "français" de la Guyane on nous les présente comme des assistés, des cas sociaux qui ne sont "bons" qu'à attendre le jour des allocations, se saouler, reportage à l'appui et reproduire. C'est tout ce qu'ils semblent savoir faire et rien ne viens en opposition de ce constat terrible, aucune autre alternative de la vie des autochtones n'est démontrée.

Au contraire les témoignages ne vont que dans le sens de la destruction de ses peuples à cause de l'argent des allocations.

On y aborde le suicide des jeunes : à cause de l'alcool ou sous son effet !

On y aborde l'éducation des enfants, mais évidemment en langue française avec les bases scolaires de l'éducation nationale de l'hexagone, on n'aborde pas leur identité propre et ce qu'ils ont perdu à cause de la colonisation.

Ce qui est proposé c'est la découverte de notre monde à nous, de nos choses à nous, de notre civilisation qui a mes yeux n'est en rien un exemple ou quelque chose d'enviable.

Mais cela, c'est à eux de le décider, nous autres on a déjà joué le rôle du colonialiste qui dit ce qui est bon ou mauvais, nous devons les aider en soutenant des démarches ou des projets, pas en assistant ou en commandant.

Mais comment ne pas sombrer quand on a vécu ce qu'ils vivent, ce que vivent tous ces peuples qui ont été "acculturés" le mot est moche ou "assimilés" de force, le mot est moche aussi mais c'est ainsi que cela c'est passé hélas pour les faire "entrer" dans notre civilisation au mépris de la leur qu'ils ont dû abandonner très vite. En sachant qu'une civilisation, une culture, ça met des milliers d'années à se mettre en place avec la patience d'un monde qui évolue au rythme des saisons et de la terre-mère, avec la patience de la transmission orale, toutes ses pratiques, toute cette osmose, toute cette intelligence de l'homme qui s'adapte à son environnement.

Alors, oui, il y a des problèmes et cela doit nous inquiéter nous autres, mais aussi les politiques, certes, il y a des problèmes mais, merci de ne pas mettre cela sur le dos des aides sociales.

Donc je n'ai pas aimé ce qui se dégageait de ce documentaire et j'aime mieux trouver des documents qui apportent ou tentent d'apporter des solutions, qui cherchent à comprendre ou qui expliquent pourquoi les amérindiens de Guyane comme les Aborigènes d'Australie, les Innus du Québec, les Guaranis du Brésil en viennent à se suicider ou à se détruire avec des substances.

L'argent des allocs pour eux, il n'y en a pas et leur problème est le même que celui des Wayampi, des Palikur, des Wayana.

Caroleone

iOn peut parler sans exagération d’épidémie de suicides“, écrivent-elles dans leur rapport de plus de 160 pages sur ce phénomène apparu dans les années 80 et en accélération “depuis les années 2000 chez les jeunes et même très jeunes Amérindiens” issus des six peuples autochtones.
La population amérindienne (Wayampis, Wayanas, Tékos dans les villages de l’intérieur ; Kali’na, Palikur et Arawack sur le littoral) est estimée à environ 10.000 personnes en Guyane française, en l’absence de statistiques ethniques. Si le taux de suicide en Guyane est moins élevé qu’en métropole (8 pour 100.000 habitants contre 16,2 pour 100.000), “il existe une forte concentration des suicides sur les zones peuplées par les Amérindiens… 10 à 20 fois supérieure qu’en Hexagone“, souligne Aline Archimbaud.

la suite :

Rédigé par caroleone

Publié dans #ABYA YALA, #indigènes et indiens, #Guyane française

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