Au Sénégal, des grands-mères contre les lames du diable

Publié le 16 Août 2016

Casamance (Sénégal), envoyé spécial. Gardiennes des traditions millénaires, les « aînées » imposaient, dans les familles, la pratique de l’ablation du clitoris aux filles, au nom des normes sociales. Sensibilisées aux conséquences dramatiques des excisions, elles luttent désormais contre ce fléau, comme en Casamance.

À leur époque, on n’utilisait pas encore les lames de rasoir. Un couteau bien tranchant faisait l’affaire. « J’enlevais totalement le clitoris, mais seulement le clitoris. Pas les petites ou les grandes lèvres. Puis, une grand-mère vérifiait si j’avais bien coupé à la racine », raconte sobrement Thiékédié Mballo, 85 ans. « Le risque était assez élevé car nous faisions cela avec des adolescentes déjà très fortes.

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Rédigé par caroleone

Publié dans #indigènes et indiens, #Droits des femmes, #Sénégal

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