L’abécédaire des espèces menacées : M comme marmotte de l’île de Vancouver

Publié le 31 Juillet 2016

L’abécédaire des espèces menacées : M comme marmotte de l’île de Vancouver

Une marmotte classée par l’UICN depuis 2004 en danger critique d’extinction

Nom latin : marmota vancouverensis

Famille : sciuridés

200 individus répertoriés en liberté en 2000.

Il s’agit de l’un des mammifères les plus rares de la planète.

L’abécédaire des espèces menacées : M comme marmotte de l’île de Vancouver

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Description

Il s’agit d’une grande marmotte qui ressemble un peu à un castor mais avec une queue touffue.

Sa taille est celle d’un chat domestique : 65 à 70 cm

Les mâles pèsent de 6 à 7 kg et les femelles jusqu’à 5 kg.

Le pelage est couleur chocolat avec des taches blanches sur le front le nez et la poitrine.

De grandes dents, des griffes acérées et des pattes puissantes lui permettent de creuser de longs terriers.

L’espérance de vie à l’état sauvage est de 10 ans, en captivité de 15 ans.

Leur nourriture est composée d’herbes et de fleurs dont ils consomment plus de 40 espèces différentes.

Pendant l’hibernation, les marmottes perdent un tiers de leur masse corporelle. Le rythme cardiaque baisse jusqu’à ¾ battements par minute (normale : 110/200 battements par minute).

Au début du printemps, les marmottes sortent de leur sommeil et retrouvent leur rythme de vie : nourriture/repos.

Un sifflement reconnaissable est émis en cas de danger.

L’abécédaire des espèces menacées : M comme marmotte de l’île de Vancouver

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Reproduction

Après l’hibernation, la reproduction a lieu sous terre. Il y a en moyenne 6 petits par portée qui naissent au mois de juin. Le marmotton mesure 3 cm et pèse 40 grammes. Ils sortent du terrier vers l’âge d’un mois. Lorsque les petits sont adolescents, ils quittent le nid familial et vont créer leur propre colonie ce qui permet à l’espèce de se renouveler.

La maturité sexuelle est acquise vers ¾ ans.

Dans sa vie une femelle peut donner naissance à environ 15 marmottons.

Territoire/habitat

Cette marmotte vit en haute altitude dans les montagnes de l’extrémité ouest du Canada, sur l’île de Vancouver dans les prairies alpines à plus de 1000 mètres d’altitude. Il leur faut plusieurs points d’observation pour arriver à se protéger des prédateurs.

Le terrier mesure 5 mètres de long et doit accueillir une famille entière.

Les marmottes vivent en colonies.

L’habitat est bien préservé et les alpages n’ont pas vraiment changé à notre époque mais depuis 50 ans les arbres sont abattus et ont été anéantis 4/5e des forêts locales créant un environnement semblable aux prairies alpines.

L’animal ne va donc plus vers les montagnes et la proximité avec l’homme lui est fatale en raison des collisions avec les véhicules.

Le réchauffement climatique perturbe le cycle d’hibernation de l’espèce et lui fait perdre beaucoup d’énergie. Cette menace s’accroit d’année en année.

Les prédateurs :

Ce sont les pumas et les loups.

Les mesures de protection/préservation

En 1988, la Colombie britannique élabore avec des professionnels un plan de relance pour la marmotte de l’île de Vancouver. Des éléments ont été également prélevés dans la nature pour constituer un programme d’élevage en captivité. De 1997 à 2004, 56 marmottes ont été élevées en captivité (31 mâles et 25 femelles) dans des centres de conservation.

Certaines colonies sont relâchées pour repeupler le territoire d’origine. Toutes les marmottes sont marquées, numérotées et baptisées du fait de leur rareté.

Source : espèces menacées .fr

Rédigé par caroleone

Publié dans #Espèces menacées

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