Machiavélisme du pouvoir, stratégie policière et propagande des mass-médias

Publié le 15 Juin 2016

Démontage de l'énorme manipulation médiatique, concernant l'affaire de "la casse de l'hôpital Necker-enfants malades" durant la grande manifestation d'hier.

MACHIAVÉLISME DU POUVOIR, STRATÉGIE POLICIÈRE ET PROPAGANDE DES MASS-MÉDIAS

Selon plusieurs témoignages de manifestants, les compagnons et camarades qui se sont progressivement retrouvés aux alentours de l'hôpital Necker ont été piégés par une stratégie policière complètement intentionnelle, un procédé qui n'est pas nouveau.

Au départ, la manifestation avait une haute portée symbolique puisqu'elle se dirigeait vers le quartier parlementaire (Assemblée Nationale, Sénat), visant clairement le pouvoir, critiquant sa légitimité et menaçant sa pérennité.

C'est précisément pour neutraliser le signification et la portée de cette action du mouvement social que le pouvoir a délibérément choisi le meilleur endroit possible, en bordure du parcours de la manifestation : l'hôpital Necker-Enfants malades.

En effet, c'était l'endroit idéal, car symbolisant l'action de l'État au service des plus vulnérables avec, qui plus est, le petit garçon des policiers assassinés lundi soir par un fanatique religieux parmi les enfants soignés.

Dès lors, il ne restait plus, ensuite, qu'à donner des consignes au préfet de police (un ami de François Hollande, issu de la même promotion de l'ENA, et ancien du sinistre réseau ELF bien connu pour ses méthodes mêlant trading et barbouzes), en positionnant les pions bleus marines dans ce but sur le parcours et en les déplaçant pour provoquer l'affrontement dans cette zone préalablement choisie.

Ce qui devait arriver arriva, permettant, dès lors, à l'AFP de donner le ton pour lancer aussitôt la meute des journalistes à la botte. En deux ou trois heures seulement, l'affaire était pliée et l'opinion publique complètement manipulée. Le savoir-faire des conseillers du pouvoir, des dirigeants de la police et des responsables de rédactions permettait ainsi de neutraliser les vrais événements de la journée de mobilisation : montée en puissance du mouvement social, plus d'un million de manifestants, le parlement sur la sellette, de nouvelles victimes des violences policières, etc.

En plus, ce procédé allait réussir autre chose : semer le trouble au sein du mouvement social. Au cour de la soirée d'hier, il suffisait d'observer son fil d'actualité : les plus modérés des opposants à la Loi Travail tombaient, les uns après les autres, dans le panneau du "méchant casseur", en partageant les articles fallacieux et en se désolidarisant des insurrectionnalistes auteurs, selon eux, de ce "scandale".

En résumé, le plan du pouvoir a parfaitement fonctionné : détourner l'attention, s'appuyer sur un événement le plus choquant possible pour s'adresser aux affects, en masquer les véritables causes pour en changer la portée, opposer symbole contre symbole et diviser pour mieux régner. Rien de nouveau sous le soleil de la société autoritaire.

C'est pourquoi notre ennemi n'est pas seulement la tête du pouvoir ni son bras armé, mais aussi sa parole empoisonnée qui répand son venin et pétrifie la foule des esclaves.

Pour sortir de ce piège récurrent, il est urgent de boycotter et même d'aller occuper les mass-médias à la botte du pouvoir, tout en lisant et soutenant les médias indépendants.

Pour reprendre nos vies en mains, libérons nos pensées de leurs chaînes : préparons des actions d'occupation des mass-médias qui nous empoisonnent.

Yannis Youlountas via fb

Machiavélisme du pouvoir, stratégie policière et propagande des mass-médias

Rédigé par caroleone

Publié dans #Mère grand a de grandes oreilles, #manifs

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
S
Mon commentaire sur ton article "récupération" peut aussi s'appliquer ici. Il reflète le ressenti de ceux qui, avec moi, ont participé à cette manifestation. Les attaques sans précédent du président et du premier ministre visant à faire des organisations syndicales les responsables du maintien de l'ordre démontrent qu'ils sont aux abois.<br /> Quiconque a regardé les infos (encore ce soir) a pu se rendre compte que lors de "l'attaque" de l'hôpital, des CRS en tenue de combat se trouvaient entre l'hôpital et les assaillants, et qu'ils sont partis !!! Comment peut-on demander à des travailleurs n'ayant aucune formation ni aucun matériel pour le maintien de l'ordre de réussir là où des spécialiste ne parviennent pas ?<br /> De telles déclarations n'ont pour but que de masquer l'incapacité de l'exécutif à sortir d'une situation qu'il a créée.<br /> Mais, comme fanfan, je pense que pour avoir une vision réelle de la situation, il vaut mieux se fier aux vidéastes honnêtes et de bonne foi, et à ceux qui étaient sur place ...<br /> Bises
C
Voici ton commentaire Serge de l'article Récupérations :<br /> <br /> Bonjour Caro,<br /> <br /> Une nouvelle fois, comme ton analyse est juste !<br /> <br /> Pour ceux qui, comme moi, ont pu vivre en direct la manif d’hier, les choses sont claires quant à la manipulation du pouvoir et des médias aux ordres, ou plutôt, des médias qui, garantissant les mêmes intérêts, n’ont pas besoin de recevoir d’ordres car ils connaissent leur partition.<br /> <br /> Dés l’arrivée sur Paris, il était clair que rien n’avait été préparé, ou plutôt que tout était fait pour que ce soit le bordel… A la dernière grande manif nationale, (sous Sarko) les cars étaient attendus au péage de St Arnoult et dirigés en convoi jusqu’au lieu de dépôt des manifestants, puis parqués à l’endroit de l’arrivée de la manif.<br /> <br /> Hier, rien de cela. Si bien, que nous nous sommes retrouvés bloqués sous le tunnel à 800m de l’entrée du périf (25mn pour faire 800m). Du coup, malgré le danger, les occupants des cars les plus proches du périf sont descendus et ont décidé de rejoindre la place d’Italie à pied. <br /> <br /> Puis, un car de police a doublé la rangée de cars par la droite et a été bloqué par les manifestants qui occupaient la chaussée, ces policiers ont donc positionné leur véhicule en protection pour éviter un passage en force risquant de provoquer un accident. A ce moment, nous sommes donc tous sortis des cars pour rejoindre la place d’Italie à pied. Déjà, là, tout le boulevard était couvert de monde et l’entrée sur la place d’Italie pour arriver à notre emplacement dans la manif a été particulièrement compliquée et a provoqué l’éclatement de notre groupe. <br /> <br /> Tout au long du parcours nous avons pu mesurer la volonté du gouvernement de provoquer des incidents.<br /> <br /> Un autre exemple : une quinzaine de gardes mobiles et leurs 3 camions bloquaient l’accès à une rue débouchant sur le boulevard de la manif. Un jeune, bien imbibé, à décidé d’aller uriner sur leur camion ; plutôt que de l’interpeller et clore l’incident, ils ont utilisé une bombe lacrymo sur tout ceux qui étaient autour. C’est extrêmement violent, un jeune s’est littéralement écroulé et plusieurs d’entre nous ont éprouvé une grande difficulté à respirer et à reprendre notre souffle (heureusement, nous avions de l’eau pour se rincer les yeux). Après cet « exploit », ils sont remontés dans leurs camions et ils ont quitté les lieux ! On peut donc se demander ce qu’ils faisaient là ? Car, où bien il fallait bloquer la rue et ils devaient rester, ou l’accès était libre, alors pourquoi l’avoir bloquée pendant quelques minutes ?<br /> <br /> Il est certain que, sans le sang froid de ceux qui ont été gazés, l’incident était inévitable. N’est-ce pas ce que recherche le gouvernement qui ne sait plus comment sortir de la situation actuelle ? Arc-bouté sur sa volonté de démolir tout ce qui est protection du monde du travail, sa seule solution est que les choses dégénèrent. <br /> <br /> La destruction d’un bus vise le même objectif : priver les manifestants de moyens de transport, car on se doute bien que les voyagistes réfléchiront à deux fois avant d’envoyer leurs cars sur des lieux où ils risquent la destruction, non couverte par les assurances ! Celui de Limoges a d’ailleurs fait part de son intention de « ne plus transporter des syndicalistes aux manifs ».<br /> <br /> La lutte de classe s’intensifie et n’oublions jamais que, quand le capital est en grande difficulté, sa solution a toujours été le recours aux forces fascistes, ce que sont objectivement les casseurs qui interviennent dans les manifs sans que les « forces de l’ordre » ne les en empêchent.<br /> <br /> Les prochains jours vont être importants et notre vigilance ne doit pas se relâcher.<br /> <br /> Tu as eu aussi raison de mettre en avant les dockers, ils étaient très impressionnants et leur service d’ordre très au point. Ils étaient plus de 2000 et ont eu droit à de belles ovations.<br /> <br /> Voilà un petit morceau de mon expérience de cette manif qui reste « énorme » malgré ce qu’en disent certains. La manipulation des chiffres de participation par le gouvernement serait ridicule si la situation n’était pas aussi grave.<br /> <br /> Amitiés.
C
Merci à toi Serge, je suis bien d'accord avec ce que tu dis. La parole des gens sur le terrain est bien plus importante que tout ce qui vise à formater les esprits dans un sens donné. Mais, je crois que là ça va un peu trop loin et on commence à entendre d'autres sons de cloche. Pour autant, je crois que l'on se bat contre des moulins à vent mais qu'importe il faut faire et dire ce que l'on pense juste. Bises et bonne soirée.
F
J'ai visionné beaucoup de vidéos et ce que décrit le rédacteur de ce billet est parfaitement vrai. La police ne reçoit aucune instruction laissant aux casseurs le temps de faire le plus de dégâts possibles et les journaleux le savent bien. Ceux qui informent vraiment se font matraquer par la police, voire piquer leur caméra. Notamment sur une vidéo posée sur tweeter on voit qu'un seul individu a cassé les vitres de l'hôpital ce est bien sûr inadmissible. Sur ladite vidéo on entend nettement un manifestant lui signaler qu'il s'agissait d'un hôpital pour enfants et le casseur lui a tapé dessus. Aux infos on ne parlait que de cela et que du mouvement qui s'épuisait ce qui constitue vraiment une désinformation. Ce matin Valls a osé déclarer que c'était à la CGT de faire le service d'ordre. De qui se moque-t-on ? Ton visiteur devrait se reporter aux vidéos courageusement tournées par des vrais journalistes et des non-journalistes. <br /> PS. Je t'ai lue sous ma vidéo : sur blogger il m'arrive aussi de ne pouvoir poser de com dans ce cas je remonte au billet précédent et reviens sur l'article qui m'intéresse et la fenêtre-com apparaît enfin.<br /> Je t'embrasse
C
Oui, Fanfan, on a vu aussi cela en live et les manifestants sur le terrain savent bien ce qu'il se passe et nous le rapporte.<br /> Tout est une histoire de manipulation et la technique marche bien quand on entend et on lit les indignations des uns et des autres, de ceux qui bien souvent ne connaissent pas les fins de mois difficiles et la dure réalité du monde du travail.<br /> Je vais faire comme tu me dis pour les commentaires chez toi, et puis si ça marche pas, je vais essayer à nouveau, t'inquiètes, chuis coriace quand je veux. Merci pour ta visite.<br /> Bisous
D
Je vois que les commentaires sont modérés sur ce blog : plus que les propos qui y sont tenus
D
Pas d'accord avec cet article dont l'inspiration s'apparente à la théorie du complot et qui fait de la désinformation.<br /> Pas d'accord avec les attaques contre les médias qui font leur boulot, mais pas dans le sens d'extrémistes qui se permettent d'empêcher les journaux de paraître pour publier leur communiqué. Et la liberté de la presse ?Pas d'accord avec l'expression la foule des esclaves : la majorité des manifestants aux drapeaux rouges ne sont pas si mal lotis. <br /> L'attaque contre les médias n'est pas justifiée. Les journalistes font leur boulot honnêtement, même s'ils ne sont pas parfaits et colporter de telles rumeurs à leur encontre n'est pas honnête<br /> La majorité des Français en a marre de cette pagaille qui nuit à la vraie démocratie et à l'esprit de la République. La dernière phrase est inacceptable, je n'en dirai pas plus