Contre la mise en cage du droit de manifester

Publié le 28 Juin 2016

Je vais vous expliquer ça avec mes mots qui certes, ne sont que les mots d'une simple militante qui a peu étudié.....mais qui réfléchit, parfois.

Je n'ai pas du tout apprécié l'histoire de la manif de la semaine dernière, autorisée en dernier lieu et qui a "proposé" aux manifestants de tourner en rond sur un parcours précis.

Non.

Pour moi, tourner en rond, ça relève d'une symbolique qui n'est certainement pas en faveur des opposants à la loi travail.

Tourner en rond, ça sent mauvais, ça met un point au bout d'une phrase qui ne devrait pas en avoir.....du moins, pas encore.

Je ne suis pas intervenue depuis car je ne suis pas là non plus pour saper l'engagement des troupes sur le terrain mais, il faut quand même dire que tout ceci interpelle.

Où est la légitimité d'une manifestation qui a pour objectif de s'opposer à une réforme si l'on accepte les contraintes imposées par ceux qui l'on mise en place ?

Une manifestation avant, ça s'improvisait, on prenait la rue telle journée sans rien demander à personne, sans prévenir le bahut ou le patron, et les pouvoirs n'avaient qu'à s'adapter s'ils voulaient faire la sécurité, que nous faisions d'ailleurs très bien sans eux.

Maintenant, il faut accepter les injures, les coups des robocops, les déclarations des manifestations en amont avec un choix réduit des parcours et puis maintenant, tourner en rond comme un lion en cage, en plus de subir les patrouilles dignes du Mexique !!

Très peu pour moi.

Je relaie et soutient l'appel de certains militants qui, pour la manifestation d'aujourd'hui mais aussi pour les suivantes demandent de sortir des limites imposées et de manifester aux abords.

"C’est pourquoi nous déclarons que nous continuerons à manifester mais que nous ne mettrons plus jamais les pieds dans de tels périmètres militarisés. Aux prochaines manifestations et en particulier à celle de mardi 28 juin, nous nous tiendrons en dehors, et nous appelons tous les manifestants à faire de même, à rester à la périphérie de la cage qu’on nous destine, à observer ce qui s’y passe, et à exercer quand c’est possible, chacun à sa manière, le libre droit de manifester."

La rue est à nous, ne nous laissons pas encager sous peine de décrédibiliser encore plus notre pouvoir par ailleurs bien amoindri.

La liberté ne se négocie pas.....elle se prend !!

YA BASTA ! l'état policier !!

L'appel qui porte le titre que je lui ai donné dans cet article est paru dans un journal que je ne relaie pas.....mais je fais confiance à votre perspicacité.!!

Caroleone

Contre la mise en cage du droit de manifester

En image, les barricades de ce jour.....

Les signataires de cet appel :

Miguel Benasayag, philosophe, psychanalyste ; Gérard Mordillat, cinéaste ; Mateo Depie, architecte ; Frédéric Lordon, économiste ; La Parisienne Libérée, chanteuse ; Pierre Alféri, écrivain ; Serge Quadruppani, écrivain ; Yves Pages, éditeur ; Yannis Youlountas, écrivain, réalisateur ; Arno Bertina, éditeur ; Isabelle Saint-Saens, militante associative ; Noël Godin, entarteur ; Grégoire Chamayou, essayiste ; Thomas Coutrot, économiste, coprésident d’Attac ; Alessandro Di Giuseppe, comédien ; Stathis Kouvélakis, philosophe ; Jean-Pierre Levaray, écrivain ; Serge Pey, poète ; Denis Robert, journaliste ; Nathalie Quintane, écrivain ; Xavier Mathieu, syndicaliste comédien ; Jean-Jacques Redoux, écrivain ; Serge Urgé-Royo, chanteur.

Rédigé par caroleone

Publié dans #manifs

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