Visite à Georges Ibrahim Abdallah de Gilbert Hanna

Publié le 21 Avril 2016

Visite à Georges Ibrahim Abdallah de Gilbert Hanna

Notre Camarade toujours Debout.

Un matin d’Avril 2016, à Lannemezan devant la prison un soleil resplendissant, un signe d’une liberté absolue, une fleur de pissenlit emblème du Larousse.

« Je sème à tout vent » la culture, la connaissance et le savoir.

Ces pétales gorgées de savoir et de liberté, en les soufflant peuvent-elles s’introduire partout, se répandre dans le cerveau de ceux qui veulent s’enrichir des diversités du monde ?

OUI si le désir s’en fait sentir !

Non, pas dans les prisons où l’enfermement cherche à isoler, à punir, à se venger comme aux temps bibliques « Œil pour Œil, dent pour dent ».

Où sont les évolutions de notre société. Celles qui font reculer la barbarie ?

On en arrive même à réinventer la peine de mort ( par la perpétuité effective) plus cynique, plus dévastatrice que le coup de grâce qui vous donne cet état de grâce dans lequel vos proches, vos amis et vos camarades feront leur deuil de votre absence.

Ce deuil qui laissera la place à l’imaginaire, à celui qui a lutté pour nous, pour que justement ces pétales, tous les enfants du monde, puissent en profiter sans peur, sans inquiétude pour l’avenir.

Tous les enfants D’Afrique, d’Asie et de Palestine, Nous étions les premiers à hurler dans les rues :

« Enfants de Palestine c’est l’humanité qu’on assassine ».

Si vous luttez contre l’impérialisme et ses valets, sans vous renier, vous risquez la prison avec à la clé, la peine de mort par l’enferment à perpetuité,même si la justice reconnaît votre libération.

Ses valets Hollande et Valls et tout le gouvernement ont été capables de se renier pour des intérêts purement électoraux, l’un ne défend plus la Palestine, l’autre renie ses idées sur la campagne BDS pour défendre l’indéfendable.

De ces postures essentiellement conjoncturelles, ils ont oublié ce que la fleur de pissenlit leur avait enseigné ?

Ils sont devenus plus violents, plus barbares et plus sauvages.

Nous et notre camarade nous leur répondons par la poésie du dominé. Celui qui incarne poétiquement la PALESTINE :

Mahmoud Darwish son poème : « Le Défi »

« Liez-moi serré, privez-moi de mes cahiers
Et de mes cigarettes
Pelletez la boue sur ma bouche -or
Le poème est sang de cœur
Sel du pain
Eau de l’œil,
Ecrit avec les ongles, les orbites, les poignards
Je leur dirai..
A la maison d’arrêt
Au bain
A l’étable
Sous le fouet
Sous l’attache
Dedans les rudes chaines :
Qu’un million d’oiseaux sur mon cœur en forme de branche
Créent la mélodie des combattants ! »

Mon texte se veut violent vis à vis de ces tristes sires, mais rassurez vous, notre camarade Georges Ibrahim Abdallah va bien.

Il ne lâche rien de ces convictions, de son savoir et de sa solidarité avec les luttes actuelles.

Il est toujours imprégné du contenu de ces pétales, de cet emblème du savoir, qui malgré l’enferment en haute sécurité, il reste attentif à l’évolution de notre monde et révolté contre l’injustice et la guerre dans le monde. Il est toujours Solidaire des peuples en luttes.

Gilbert Hanna

Rédigé par caroleone

Publié dans #prisonniers politiques, #Georges Ibrahim Abdallah

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