Les terres de l’Oriente

Publié le 20 Avril 2016

Avant la conquête espagnole, nous savons que le concept de propriété privée des terres n’existait pas chez les peuples originaires. Avec l’arrivée de la puissance coloniale, les droits sur les terres sont passés par différents systèmes agraires, tous fondés sur le concept « qu’il n’y a pas de terres sans maître ». Les biens naturels sont passés aux mains de la Couronne espagnole, de puissants encomenderos et de l’Eglise catholique. La population locale commença à être utilisée comme main d’œuvre.

Cependant, le modèle colonial, qui inspirait la résistance des peuples, provoquait également des tensions entre la Couronne et les encomenderos (1). Ceci a conduit à ce que soient promulguées des lois qui octroyaient des terres aux communautés autochtones. C’est pourquoi nous pouvons voir que depuis la Colonie ont existé des registres de la propriété collective des terres en faveur des communautés autochtones. Mais nous ne pouvons ignorer que ceci servait à garantir le paiement de tributs à la Couronne et que les peuples devaient fournir des journées de travail aux propriétaires terriens. Les dynamiques de ces nouveaux systèmes, ainsi que l’endoctrinement catholique, entre autres, ont mené à la perte de nombreux traits de la culture originaire.

la suite sur collectif Guatemala (merci pour la traduction) :

Rédigé par caroleone

Publié dans #ABYA YALA, #Guatemala, #indigènes et indiens, #Ch'orti', #Mayas

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