Les peuples du monde – Etat des lieux – Le Pérou

Publié le 24 Février 2016

En espagnol república del Perú.

Le pays est limité à l’ouest par l’océan Pacifique, au nord par l’Equateur et la Colombie, à l’est par le Brésil et au sud par la Bolivie et le Chili.

La superficie totale du pays est de 1.2 millions de km2 (2 fois la France) c’est le troisième plus grand pays de l’Amérique du sud après le Brésil et l’Argentine.

Le Pérou compte 24 départements (departamentos) divisés en 180 provinces (provincios) et d’une province constitutionnelle, El Callao.

Il y a 30.380.000 habitants en 2013 pour une densité de 22 hab/km2.

Les indigènes représentent 45% de la population du Pérou, ils sont en grande partie les descendants des Incas regroupés dans les peuples Quechua et Aymara.

37% des habitants dont issus du métissage entre amérindiens et descendants d’européens.

15% des péruviens ont des origines européennes (espagnole surtout).

Il y a 72 peuples autochtones répartis dans les régions montagneuses, côtières et amazoniennes.

Le groupe le plus important est constitué par les Quechua et les Aymara.

L’Amazonie compte de nombreux peuples, dispersés et avec une population peu nombreuse.

Une quinzaine de peuples vivent en isolement volontaire dans des réserves soi-disant protégées.

Civilisation très anciennes

Les premières traces humaines au Pérou remontent à environ 20.000 ans avant notre ère.

Vers 1250 avant JC, plusieurs civilisations venues du nord occupent le territoire, on les nomme civilisations pré-incas. Elles sont fortement influencé la civilisation Inca qui arrive après eux (Chavin, Tiwanaku, Nazca, Chimu et bien d’autres en suivant ce lien :

Le pays est envahi en 1532 par le colonisateur pizarro qui arrivera à écraser le dernier empereur Inca, Atahualpa. Le Pérou devient par la suite une riche colonie espagnole qui va vite décliner suite à l’épuisement des mines d’or et les révoltes indigènes.

Une insurrection indigène a lien en 1780, conduite par José Gabriel Condorcanqui qui a pris le nom de Tupac Amaru. Cette révolte sera écrasée et Tupac Amaru exécuté ainsi que des milliers de révolutionnaires.

Les droits

Le Pérou est signataire de la convention 169 de l’OIT ratifiée par la résolution législative en 1993.

Les peuples indigènes n’ont jamais eu de telle reconnaissance dans les diverses constitutions politiques.

La constitution de 1993 de fujimori a beaucoup affaibli les attributions des peuples afin de promouvoir l’investissement privé sur les ressources naturelles en terres indigènes.

Le Pérou a voté en 2007 en faveur de la déclaration de l’ONU sur les droits des peuples autochtones.

En août 2012 le congrès approuve à l’unanimité la loi 29785 de la consultation préalable auprès des peuples autochtones. Cette loi qui a été saluée comme une avancée ne respecte pas, néanmoins certaines normes internationales.

Quelques organisations indigènes

ARPI SC : association régionale des peuples indigènes de la selva central

Association interethnique de développement de la forêt amazonienne qui comporte 3 organisations régionales :

  • Le conseil Machiguenga du rio Urubamba
  • La fédération native du Rio Madre de Dios et ses affluents
  • Organisation régionale AIDESEP Ucayali

Coordination régionale des peuple autochtones de San Lorenzo

COICA : coordination des organisations indigènes du bassin amazonien

CONAP : confédération des nationalités amazoniennes du Pérou

Il existe 14 familles linguistiques.

3.7 millions d’autochtones parlent le quechua, une langue qui est fragmentée en une vingtaine de variétés dialectales.

350.000 autochtones parlent l’aymara et ses variantes.

Les différents peuples Quechua

  • QUECHUA Cusco – 1.900.000
  • QUECHUA Ayacucho – 1.000.000
  • QUECHUA de Puno – 500.000
  • QUECHUA Apurimac – 280.000
  • QUECHUA Ancash (Conchucos du sud) 260.000
  • QUECHUA Ancash du nord – 250.000
  • QUECHUA Jauja Huancayo – 250.000
  • QUECHUA Amba- Pasco – 90.000
  • QUECHUA Margos-Chaulan – 83.400
  • QUECHUA Huancayo du sud – 78.000
  • QUECHUA Huamalies – 72.400
  • QUECHUA Junin du nord- 60.000
  • QUECHUA Pachitea- 50.000
  • QUECHUA Huallaga- 40.000
  • QUECHUA Cajamarca - 30.000
  • QUECHUA Pasco- Yanahuanca – 21.000
  • QUECHUA Lambayeque- 20.000
  • QUECHUA Arequipa – 17.000
  • QUECHUA Jungle (San Martin) – 15.000
  • QUECHUA Marañon- (Conchucos du sud) – 13.000
  • QUECHUA Cerro de Pasco- 10.000
  • QUECHUA Chiquian Ancash – 10.000
  • QUICHUA Napo- 8000
  • QUECHUA de Lima du nord- 7000
  • QUECHUA Chachapoyas- 7000
  • QECHUA Chincha – 6000
  • QUECHUA Sihuas Ancash – 6500
  • QUECHUA Yauyos- 6500
  • QUECHUA Corongo Ancash- 4000
  • QUECHUA Pastaza du sud- 1100
  • QUECHUA Pacaroas – 250

Par Kilobug — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=10036587

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Les AYMARA – langue aymara
  • AYMARA du centre – 442.000
  • AYMARA du sud – 213.000
  • JAQARU – langue aymara- 735

Peuples de langues arawak (arawakiennes)

Peuples de langues jivaroanes

Peuples de langue tupi-guarani

KUKAMA ou COCAMA - 10.705 personnes

OMAGUA ou KAMBEBA - 3500 personnes

Peuples de langues panoanes
 

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Peuples de langues cahuapananes

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Peuples de langues witotoanes
Peuples de langues tucanoanes

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Autres langue et isolats

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Les afro péruviens

Population : 55.000

Les afro hispaniques 27.000

Les Zambo (métis de noirs et de mulâtres) 27.000

Les afro péruviens sont surtout localisés le long du littoral dans les provinces du sud de Cañete, Chincha et Nazca jusqu’à celles du nord, Lambayeque, Piura et Tumbes. Dans le village de Yapatera se trouve la plus grande concentration afro-descendante avec 7000 habitants sur 10.000.

Les afro péruviens sont les descendants de la traite des esclave qui s’est développée au Péru dès 1521 afin de fournir en main d’œuvre les grandes propriétés de coton et de canne à sucre ainsi que l’exploitation minière.

Il fallait pallier la chute démographique de la population indigène occasionnée par les maladies des premiers contacts et les conditions de vie liées à la colonisation (exploitation), aussi les colons eurent-ils cette idée.

Trois millions d’africains ont été envoyés de force en Amérique latine pour travailler en tant qu’esclave entre 1492 et 1700.

Vers la fin du XVIIe siècle et le début du XVIIIe siècle, des esclaves se révoltent et s’enfuient pour fonder des palenques. On les appellera des cimarrons, des noirs marrons comme dans les autres pays d’Abya Yala.

Tupac Amaru II, l’empereur Inca est le premier à demander l’abolition de l’esclavage sur le continent américain mais on ne l’écoute pas, trop d’intérêts colonialistes sont en jeu évidemment.

L’esclavage sera aboli enfin en 1854.

Ressources naturelles

Les peuples sont confrontés aux problème liés à l’extraction des ressources naturelles que ce soit l’extraction minière, du pétrole ou du gaz, l’exploitation forestière qui touche particulièrement les indiens Ashaninka avec les forestiers illégaux qui en arrivent à assassiner les leaders indigènes et ce en toute impunité.

La pollution est un gros problème qui affecte les communautés des bassins amazoniens, du Tigre, du Corrientes, du Pastaza et du Marañon.

Deux mégas projets sont sur la sellette des luttes, Cajamarca qui est assez médiatisée dans le monde avec le projet minier Conga et Camisea qui se trouve concentré sur une réserve indigène dont la plupart des groupes vivent en isolement volontaire.

La lutte pour l’eau est un des fondements des conflits avec les peuples autochtones pour la défense de leurs droits essentiels.

Le gouvernement péruvien n’avance pas pour ce qui est de la reconnaissance et la titularisation des terres des communautés paysannes et autochtones et pour la fortification de leurs droits de propriété.

Sur ce document vous trouverez de plus amples et précieux détails , il remonte ) 2014 mais c’est le dernier rapport dont on peut se fier.

MONDE AUTOCHTONE 2014

Deux articles du peuple pour compléter celui-ci

Pérou/Cajamarca : Projet CONGA (no va)

Le projet CAMISEA, les indiens isolés et la forêt amazonienne

Un site pour suivre la lutte à Cajamarca

ICI

Sources : GITPA, axl.cefan.ulaval, wikipédia

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