Huppe et huppée

Publié le 20 Février 2016

Huppe et huppée

Par I, Luc Viatour, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=4544760

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Où as-tu été chercher

De tels ciseaux effilés

Dignes d’un serpentaire musclé

Dignes d’un Poséidon possédé ?

Ta géométrie est un astre de lumière

Tes couleurs une division géante

Ta géographie est un grand satellite

Tournoyant autour des lignes d’horizon.

Dressée sur ta tête

Une interrogation

Un amuse-gueule

Une trompette

Un cri figé, un cri pourtant.

Huppe et huppée

Où as-tu été chercher

Une aussi jolie physionomie

Un fil sur un fer est posé

C’est le fin fil de ta vie

Habillé d’une crête de poussière

Déguisé en fantôme des jardins

Ton accent circonflexe

Use la ligne de la main

Ta petite vie est un cri en suspension

Un écho brisé par le vent.

Dressée sur ta tête

Une question

Un prête-nom prophète

Un empêcheur de tourner en rond

Tu dresses ta crête de coq

Et les compères apeurés

Glissent telles des anguilles

Dans les buissons ardents

Trépignent de colère

Car la facétieuse huppée

A pris aux Iroquois

Leur parure effrayante.

Carole Radureau (17/02/2013)

Rédigé par caroleone

Publié dans #Mes anar-poèmes, #Les oiseaux

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A
Méritaient bien un poèmes, ces petits huppés et tu l'as fait si délicatement. Dommage qu'il y ait la barrière de la langue sinon je suis sûre que tu aurais fait plaisir à cet homme là-bas en Autriche en le lui envoyant.
C
La transmission se fait par les ondes ou par le biais des oiseaux....du moins j'aime le penser.
J'ai eu un quart d'heure poétique aviaire sur le coup, j'ai un autre poème qui est pas mal aussi. Du moins, j'aime le penser.