L’incroyable amour

Publié le 31 Janvier 2016

L’incroyable amour

">CC BY-SA 3.0 via Wikimedia Commons.">« Namib2 » par Daniela Borchert — Transféré de de.wikipedia à Commons par EvaK utilisant CommonsHelper.. Sous licence CC BY-SA 3.0 via Wikimedia Commons.

Dans le désert
Une minuscule boîte
Ensablée
Enfouie
Surgit loin du temps.
On dirait
Petite boîte porteuse d’une bague
D’un bijou
D’un objet précieux
On dirait
Petite boîte
Abandonnée.

Je l’ouvre
Et la magie de la boîte opère
Un gigantesque et envahissant voile
A peine contenu
S’enfuit.

C’est chose indescriptible
Un phénomène encore inconnu
C’est comme un ru qui coulerait le long des veines
C’est comme un battement ininterrompu qui bat en écho qui cherche un écho
C’est comme l’aiguille des secondes qui bat l’air du temps
C’est comme un tambour qui cherche les cymbales amoureuses
Pour y marier son tempo.

Le voile répand une couleur jaune d’or sur le monde
Le jaune est pur comme celui du tournesol
Recouvre les choses grises
Les choses brunes
Les choses noires et sombres
Les choses rougeoyantes
Les blanches attitudes conformistes
Et les bleues porcelaines de la bourgeoisie.

Sur les palettes des peintres
Le jaune y décline tous ses tons
Des tons de sable des tons de douce
Des nuances de bonbons, de dulce au limón
De tarte au citron.

Les gens sourient
Ont envie de se donner la main
De se tendre la main
D’ouvrir leur porte, même de l’arracher
D’ouvrir leur cœur, de le tendre à l’autre
Les gens ont perdu leur faciès qui regardait les pieds
Les journaux les billets les bourses les courses
Les humbles attitudes de la vie passagère
Ils s’habillent de gaieté
Ils revêtent de jaunes habits de beurre et de coréopsis
Avec une pointe d’étincelle orangée comme pour signifier
Que leur cœur est libre.

Les animaux sont heureux
S’aiment à qui mieux mieux
Ont un désir de reproduction de l’espèce
Jamais encore ressenti comme tel
Les animaux ont un secret espoir :
C’est celui de se répandre sur terre
Aussi facilement que les hommes
Et de dominer LEUR monde.

Quand la vague couleur d’horizon
Circule au-dessus du monde
C’est une vague d’éclipse et une vague boréale
Elle décline ses couleurs d’arc-en-ciel aux tons uniques
En des dessins des volutes suggestifs
Et puis elle disparaît
Dès que les cœurs s’unissent que les lèvres se scellent
Que les mains tressent leurs doigts indéfiniment
Que les sentiments hissent leur étoile au firmament
Et que les guerres les froides turpitudes de la vie
Les rancœurs et les compromis
Les crimes et les velléités accapareuses
Les désirs d’expansion et de richesse
Cessent
Meurent
Et s’enterrent dans un sol profond.

Alors le petit voile vague
Retourne dans sa petite boîte
Comme un bon génie il rentre se coucher
Attendant que le monde se retourne
Un jour
Et oublie que l’incroyable amour jaune
Avait dessiné un univers lié à son image
Une société humaine humaniste et heureuse.

Un jour dans le désert un autre une autre
Ouvrira la petite boîte
Et le bijou
La topaze essentielle de l’amour
Révélera son incroyable secret.

Carole Radureau (22/01/2016)

Rédigé par caroleone

Publié dans #Mes anar-poèmes, #Chansons du monde

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Commenter cet article
A
Il serait temps de le sortir ce voile qui apporterait somme toute la sagesse à l'humanité....
Il est beau ton poème, réconfortant, et on se dit qu'il suffirait d'un rien pour que enfin....
C
Il suffirait d'une petite boîte à trouver dans le désert....mais c'est là le hic, kicéti qui va aller dans le désert et qui aura d'assez bons yeux pour trouver ça ?