Ces villages qui choisissent, tant bien que mal, d’accueillir les migrants
Publié le 31 Août 2015
De janvier à juillet 2015, 340 000 migrants sont arrivés aux frontières de l’Union européenne, tandis que des milliers d’autres personnes disparaissaient en mer. Une situation inédite pour les pays européens, tentés de stigmatiser davantage ces réfugiés qui fuient le fondamentalisme islamique ou la répression des régimes autoritaires du Moyen-Orient, la pauvreté ou les sécheresses en Afrique. Sur les côtes italiennes, des villages ont choisi de leur ouvrir leur porte et d’organiser, tant bien que mal, leur accueil. Reportage à Riace, en Calabre, où un habitant sur cinq est un réfugié récemment débarqué. Si les conditions de vie y sont bien meilleures que dans les camps improvisés, tout n’est pas rose.
La fortune récente de Riace, modeste commune de Calabre, tout au sud de l’Italie, à quelques kilomètres de la mer Ionienne, est liée à deux naufrages. Le premier eut lieu durant l’Antiquité et porta vers ses côtes deux grands guerriers de bronze redécouverts en 1972. Parfaitement conservés, ils sont exposés aujourd’hui au musée national de la Grande-Grèce, à Reggio Calabria. Le second se produit en 1998, emmenant plus de 200 réfugiés kurdes sur la plage. À l’époque, les habitants se portent spontanément au secours des naufragés. Quelques années plus tard, en 2004, ils élisent pour maire Domenico Lucano, personnalité de la gauche alternative italienne. Il a fait de sa commune le « village d’accueil des migrants ». Il poursuit aujourd’hui son troisième mandat.
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Ces villages qui choisissent, tant bien que mal, d'accueillir les migrants
La fortune récente de Riace, modeste commune de Calabre, tout au sud de l'Italie, à quelques kilomètres de la mer Ionienne, est liée à deux naufrages. Le premier eut lieu durant l'Antiquité e...
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