Une marionnette au service de l'UE.

Publié le 16 Juillet 2015

Je suis loin d'être une lumière pour ce qui est d'analyser la politique européenne mais j'observe tel un ornithologue camouflé derrière une tente qui, avec ses jumelles observe les oiseaux qui vaquent à leurs occupations de subsistance.

Je n'ai jamais pensé que Syriza permettrait de sortir la Grèce de la crise car ce parti était contre la sortie du pays de la zone euro ce qui revenait en gros à se mettre une balle dans le pied.

Or, le peuple grec a suivi cet espoir comme une lueur dans un ciel si noir qui semblait que jamais le jour ne se lève.

Et ce référendum qui semblait une bonne chose en soit car consulter le peuple l'est toujours me faisait penser que les grecs, comme les français avec sarko se prononceraient en vain.

C'est fait, la marionnette Tsipras a vendu son pays à la dictature européenne qui va se servir sur la bête le patrimoine d'un peuple qui résiste contre vents et marées mais pour lequel la porte qui était pourtant grande ouverte n'a pas attiré la foule oppressée.

Certains disent que Tsipras est un traître.

Certes, comment le penser autrement quand la majorité de son parti se prononce contre la mise sous tutelle de la Grèce et que lui entérine pour ?

Comment ne pas respecter la voix du peuple ?

Toute l'Europe doit regarder une fois encore ce malheureux pays qui est le premier à subir les foudres néoloconiales d'une puissance qui tel un empire avance ses pions, certes d'une autre façon que celles du siècle dernier, mais qui avance, rouleau compresseur et destructeur, avide de dépouiller la terre, sa surface et tout ce qui y pousse, son sous-sol et tout ce qui s'y recèle, son âme et son histoire et tout ce qui y est écrit dans le sang des gens, qui, eux, tels des oiseaux égarés volent de leurs ailes déployées, luttent de toute leur veine de lutte pour en arriver à cela : la trahison.

Tout ceci ne peut que confirmer ce que l'on sait et que l'on dit depuis des lustres : seule la sortie de la zone euro sera salvatrice.

Regarde-bien, peuple de France, à quelle sauce sera assaisonnée la Grèce : le tzatziki des grands soirs a le goût amer de ceux qui ont encore un espoir dans un parti tel qu'il soit, dans la politique politicienne qui est la putain d'une nation, regarde-bien si pour ton pays, la sauce gribiche de l'avenir, avec les marionnettes du PS mais aussi celles de la gauche si minoritaire qu'elle semble une bille dans le désert, ne va pas devenir aussi rance que celle de notre soeur qui, pourtant était la créatrice de la démocratie.

Cela fait longtemps que je dis qu'il faut arrêter de prêter nos voix à des élus tels qu'ils soient, qu'il faut arrêter de perdre notre temps en palabres politicardes, que l'anarchie prenne le pas sur toute cette immonde mascarade, qu'elle porte haut le drapeau de la liberté et de l'émancipation.

Ni dieu, ni maître, rappelez-vous de cela avant d'avoir aux pieds les lourdes chaînes de l'esclavage.

Caroleone

Une marionnette au service de l'UE.

Textes de Yannis Youlountas qui a réalisé un énorme travail de communication alternative tout au long de ses événements . Merci Yannis.

*****

Ce soir, à Athènes comme ailleurs, c'est évident :

TOUT EST DE LA FAUTE DES ANARCHISTES !

Alors que le Parlement aurait pu voter paisiblement la mort des petites gens, les suicides quotidiens, les maladies non soignées, la malnutrition des enfants, les drames familiaux, les retraités sans abris, la privatisation massive du bien commun, des jeunes chômeurs et anarchistes sont venus gâcher la soirée.

Car c'est eux, bien sûr, qui cassent le monde, qui font de la politique un non sens, qui trouble la quiétude d'un Grèce prospère et qui menacent les libertés.

Oui, bien sûr. Comment n'y avais-je pas pensé plus tôt ?

Ce soir, en lisant certains billets et commentaires, j'ai enfin compris : tout est de la faute des anarchistes !

Sans eux, nous serions en paix, nous nagerions en plein bonheur et pourrions savourer notre démocratie. Car, c'est bien connu : les anarchistes ne connaissent rien à la démocratie.

Sans oublier que les extrêmes se rejoignent, c'est évident. Certes, les anarchistes défendent les migrants et repoussent les néo-nazis, mais ils oublient d'appeler la police pour régler ce genre de problèmes.

De plus, les anarchistes ne lisent pas de livres, ou alors pas les bons. Ils n'ont aucune culture. Du moins, ne connaissent pas les dynasties de rois et de papes qui font partie des socles d'une bonne éducation. Ils ne savent pas, par exemple, que les résistants au franquisme et au nazisme combattaient à coup de bouquets de fleurs les serviteurs armés de Franco et de Hitler.

Oui, ce soir, tout est clair : les anarchistes n'aiment pas la liberté. Les anarchistes n'aiment pas l'égalité. Les anarchistes n'aiment pas la fraternité. Ils sont aux antipodes de nos valeurs humanistes.

Et ils n'aiment pas la Terre, la vie et l'amour. Ils n'aiment pas non plus le vin et la musique, ne connaissent rien à la cuisine ni aux arts. Ce sont des rustres, plantés devant leur télé à longueur de journée, à regarder des films de guerres, puisqu'ils n'aiment que la violence.

Les anarchistes sont la lie de l'humanité. Et ce soir, tout est de leur faute.

Y.Y.

(merci de diffuser massivement pour dénoncer ces ignobles personnages qui nous ont gâché la soirée)

Photo : archive d'une bête féroce anarchisante menaçant dangereusement la liberté, l'égalité et la démocratie.

Une marionnette au service de l'UE.

DEMAIN, QUAND VOUS VOUS RÉVEILLEREZ, PEUT-ÊTRE TOUT CELA N'AURA ÉTÉ QU'UN CAUCHEMAR ?

32 NON, 8 présents (abstentions) et 2 absents. SYRIZA vient de passer de 149 députés à 109 seulement (qui sont prêts à appliquer cette politique ultra-austéritaire et à vendre massivement le bien commun).

Cependant, la peur a marché. Les menaces n'ont pas manqué. Peu de gens le savent, mais chaque député de Syriza a signé un document dans lequel il s'engage à respecter la ligne de sa majorité. La clause sera-t-elle vraiment utilisé ? Les ministres opposés seront-il remplacés ? Et Zoé ? Et Varoufakis ? Non, lui, il s'en fiche : "ministre no more".

Quand on fait les comptes, on voit que Tsipras a fait le plein à droite et pas à gauche. Qu'il aura besoin d'elle tout le temps désormais, car le Pasok et le Potami n'y suffiront pas, vu la chute de la majorité précédente.

Ne faisons pas de détours, regardons la vérité en face : nous venons d'assister à l'une des plus rapides et spectaculaires volte-face de ces dernières années, au service d'une politique totalement contraire au programme électoral du 25 janvier et au OXI du 5 juillet.

La Grèce est donc mise sous tutelle. A la vue du fond comme de la forme de sa victoire, Tsipras est devenu en un soir le chef de l'opposition. C'est-à-dire le nouveau leader des libéraux.

Bonne nuit à tous.

Demain, quand vous vous réveillerez, peut-être que tout cela n'aura été qu'un cauchemar ?

Y.Y.

http://blogyy.net
http://jeluttedoncjesuis.net

Dessin : rêve d'audace et de liberté.

Rédigé par caroleone

Publié dans #Europe, #Grèce, #Réflexions

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Commenter cet article
A
Ou la nouvelle façon d'annexer un pays, façon "civilisée". Pas d'armes, pas de sang, pourtant on vient ni plus ni moins de dépouiller les Grecs de leur pays. La réalité EST un cauchemar.
C
T'as vu ça, parfois la cuisine inspire la politique.
A
Excellente image, les carottes...Vichy! Bien vu.
C
Ce sont tous des larbins , et ce à tous les niveaux même au sein des communes, ils s'appliquent en bons petits soldats à mettre en application toutes les lois et les réformes au mépris de certaines valeurs que semblaient porter des élus.
C'est très grave car on sait ce qui va arriver par la suite. Quand j'ai vu que Varoufakis partait, dès le lendemain du référendum, j'ai su que les carottes grecques étaient cuites à la sauce Vichy.