Le ru et le chaos de grès des Vaux de Cernay

Publié le 18 Juillet 2015

Le ru et le chaos de grès des Vaux de Cernay

Dans la forêt proche de l'abbaye des Vaux de Cernay nous empruntons une passerelle pour suivre le ru qui déroule sa géographie au milieu d'un chaos de grès qui me fait penser à la forêt de Fontainebleau, en plus petit.

Les gros blocs de grès semblent débouler de la colline pour aller se rafraîchir au bord du ru.

On peut trouver plusieurs petites cascades ou cascatelles qui sont dénommées les bouillons de Cernay.

Le ru et le chaos de grès des Vaux de Cernay

Souvenir de Cernay - Léon Germain Pelouse- musée d'orsay («Pelouse-souvenir-Cernay » par Léon Germain Pelouse — Catalogue Joconde : entrée 000PE002157. Sous licence Domaine public via Wikimedia Commons.

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Nous sommes ici au cœur du parc naturel régional de la haute vallée de Chevreuse, au fond marécageux par endroits et qui inspira des peintres au cours du XIXe siècle, connus sous le nom de l'école de Cernay et dont le chef de file est Léon Germain Pelouse. Cette école ne semble pas avoir eu la notoriété des autres écoles de peinture de la même époque.

L'écosystème est d'un grand intérêt écologique. Il est composé d'étangs, de forêts humides, de roselières et de forêts marécageuses.

Le ru prend sa source au Perray en Yvelines.

Il est l'émissaire naturel de l'étang du Perray, rejoint l'Yvette à Dampierre en Yvelines après avoir traversé l'étang de l'abbaye, l'étang de Cernay et le parc du château de Dampierre (de nombreux poissons ont été préservés grâce au parc naturel, on peut donc y trouver des gardons, des perches, des tanches etc...).

Le ru et le chaos de grès des Vaux de Cernay
Le ru et le chaos de grès des Vaux de Cernay
Le ru et le chaos de grès des Vaux de CernayLe ru et le chaos de grès des Vaux de Cernay
Le ru et le chaos de grès des Vaux de CernayLe ru et le chaos de grès des Vaux de CernayLe ru et le chaos de grès des Vaux de Cernay

Le grès

Le grès est issu de l'agrégation et la cimentation de grains de sable. L'on pourra remarquer par endroits de petites plages de sable qui est du sable de Fontainebleau déposé ici et dans le bassin parisien à la période de l'ère tertiaire pendant la formation des Alpes.

L'eau et le vent qui érodent le sol ont détaché à un moment donné les blocs de grès qui se sont brisés et sont tombés dans le bas provoquant un chaos.

le lézard et le loup

le lézard et le loup

tortue renfrognée

tortue renfrognée

Le ru et le chaos de grès des Vaux de Cernay

Les fougères rencontrées au bord du ru et dans la forêt sont des fougères aigles, la plus grande espèce de la région parisienne.

Le ru et le chaos de grès des Vaux de Cernay
Le ru et le chaos de grès des Vaux de Cernay
Le ru et le chaos de grès des Vaux de CernayLe ru et le chaos de grès des Vaux de Cernay
Le ru et le chaos de grès des Vaux de Cernay
le moulin renommé Guillotine à rivière
le moulin renommé Guillotine à rivière

le moulin renommé Guillotine à rivière

Trois carrières étaient exploitées jusqu'en 1930 pour la meulière et le grès mais une seule est encore utilisable.

On peut réaliser un parcours pédagogique grâce au sentier des Maréchaux qui reprend l'ancien chemin des carriers pour conduire à l'étang de Cernay, lieu d'inspiration des peintres.

sources : wikipédia, parc naturel de chevreuse

Rédigé par caroleone

Publié dans #Balade en France, #L'eau, #La pierre, #Géologie chaos

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A
Je m'y suis intéressée d'un point de vue généalogique seulement. Par contre j'ai découvert un blog (Joseph Guégan dans mes "incontournables") Joseph donc, dont le papa exerçait encore le métier en Bretagne. Il en a fait un un vrai reportage en plusieurs volets, photos de son papa et de sa maman à l'appui pour expliquer le procédé depuis la cueillette du bois, l'édification, la mise à feu et enfin le charbon de bois. J'en ai plus appris chez lui sur les us de mes ancêtres que dans les registres anciens de mairie en fait. Inutile de te dire mon bonheur devant la découverte! L'article est si bien fait et si complet que je ne me hasarderais pas à en faire une pâle copie. Par contre j'en ai appris un brin en retraçant l'histoire mouvementée et très politique des carbonari par l'intermédiaire de mon ancêtre du Piémont Italien, lui aussi issu d'une lignée de cuiseurs. Je pense que c'est à ce moment là, je ne sais par quel hasard (Plusieurs de mes cuiseurs de Senlisse faisait partie des troupes napoléoniennes) que certains se sont retrouvés en haute-Corse et qu'ils y ont rencontré l'Italien (mon arrière grand-père) en fuite. Le village d'où serait originaire un aïeul Corse présente d'ailleurs des restes d'inscriptions carbonari sur les rochers des environs...
Voilà en résumé. Tu effacera tout ça, mon laïus est long et n'intéressera personne;)
C
Moi, ça m'intéresse.
Je suis allée voir sur le site de Joseph et j'ai bien vu une page sur les carboneri, mais si tu veux me donner un lien en particulier, je suis preneuse.
A
Hé oui, c'est pour ça qu'on voit tant de belles maisons en pierres meulières dans la région. On ne doit pas s'ennuyer en balade avec toi: tout y passe depuis l'espèce des fougères en passant par les rochers et leurs drôles de formes jusqu'à l'école de peinture!!! J'ai adoré évidemment ton reportage et tu sais que tout près se trouve Senlisse, berceau de mes ancêtres "cuiseurs de charbon" que j'ai retrouvés là en remontant jusqu'au XVIème siècle et qui y étaient certainement bien avant encore.
C
Senlisse ?
Et bien, il va falloir que tu nous fasses sur ton blog un exposé de cette famille qui cuisait le charbon car ça m'intéresse grandement. Je vais essayer de retourner là-bas car il y a de quoi voir, mais les négociations sont rudes.
Je ne sais pas si ceux qui m'accompagnent profitent vraiment de mon bazar car ça semble toujours original même pour mes plus proches. Et encore, ici, il n'y avait pas beaucoup de végétaux.....la pierre a elle seule m'a apporté bien plus d'énergie que toutes les pierres roulées, c'est sûr mais je n'ai pas pu, cette fois en emporter une avec moi.