Pain d’épicentre*

Publié le 9 Mai 2015

De la muscade je tire ma révérence
Du sucre roux ma couleur
Une coulée de miel glisse sur ma robe d’ambre
Et je rigole sous les graines d’anis vert
Qui rivent ma vie à sa strate farcie.
Du gingembre habille mes propos d’un halo
De vérité et d’amour
Il donne du piquant à ma face polie.
J’ai décidé de copier la rouille de la cannelle
Pour me faire beau, tendre et chaud.
Ma cuisson fut lente
Elle prit des siècles d’errance et de solitude
Au cœur d’un labyrinthe de noirceur.
Quand ma surface se craquela
Je sus qu’ici bas
Je viendrais à vous la fleur au fusil
Pour me faire croquer tant et tant.
Que c’est beau d’être appétissant
D’être sur son trente et un qui suscite la faim.

Carole Radureau (16/03/2015)

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Pain d’épicentre*

« Karneol2 » par Simon Eugster --Simon 18:28, 11 April 2006 (UTC) — Travail personnel. Sous licence CC BY-SA 3.0 via Wikimedia Commons - LivingShadow

Pain d’épicentre*

Perle de cornaline

Permet de se recentrer, de s’extraire aux influences extérieures. Elle permet de retrouver la mémoire de la terre, favorise la concentration, la maîtrise de soi et la confiance.

Rédigé par caroleone

Publié dans #Mes anar-poèmes, #La pierre

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D
voià qui est savoureux, au sens propre comme au sens figuré, on en mangerait!
C
En plus ça sent très bon à la cuisson !!
A
Faim de beauté et de paix, oui.
Beau poème appétissant et... nourrissant;) !
C
C'est du pain d'épice, c'est pour ça......encore tiède, hum !! Avec la pierre, le HIC c'est que ça croustille un peu sous la dent.