Tempête meurtrière au Chili

Publié le 30 Mars 2015

Deux informations supplémentaires de sources différentes, deux informations dramatiques .

Le premier de Dominique Grange sur fb:

90% de la localité de San Antonio dévastée par la boue qui a emporté sur son chemin de nombreuses habitations et des containers où vivaient environ 200 ouvriers et ouvrières agricoles que l'entreprise enfermait la nuit avec un cadenas, les hommes étant séparés des femmes par des grilles. La force de la coulée de boue a arraché les containers à leur emplacement et les personnes qui y dormaient se sont trouvées coincées à l'intérieur. On ignore encore le nombre de disparus, qui seraient majoritairement des femmes. Il s'agit bien entendu de personnes précaires et vulnérables, exploitées par l'entreprise Fruticola Atacama pour des salaires de misère et logées dans des conditions scandaleuses...

Une autre information sur Siglo XXi :
 
INONDATIONS AU CHILI: PARMI LES SINISTRÉS, L'UN DES 33 MINEURS D'ATACAMA
 
 
      
 
 
Santiago du Chili (AFP) - Les inondations qui frappent le nord du Chili ont ravagé de nombreuses habitations, dont celles de Victor Zamora, l'un des 33 mineurs d'Atacama qui avait survécu après 69 jours coincés sous terre devant les caméras du monde entier.
 
« C'est une autre tragédie, nous avons tout perdu », a raconté Victor Zamora par téléphone à l'AFP, depuis son village de Tierra Amarilla.
Sa maison a été emportée par les eaux dans la nuit de lundi à mardi, comme la majorité des logements du petit village minier, situé près de la ville de Copiapo, à 800 kilomètres au nord de Santiago.

 
 
VÍCTOR ZAMORA, LE MINEUR DES « 33 » QUI A TOUT PERDU AVEC LA TEMPÊTE
CAPTURE D'ÉCRAN TV CANAL 13
« Nous étions en train de dormir. Cela s'est passé vers 3 heures du matin. Nous avons seulement pu emporter ce que nous avions sur nous », a-t-il témoigné.
 
« Nous n'avons plus rien, mais entre voisins nous essayons de nous entraider », a ajouté ce mineur, qui, en octobre 2010, avait été le quatorzième à être sorti de la mine de San José, où il était coincé avec 32 collègues depuis 69 jours, à plus de 600 mètres de profondeur.
 
Un éboulement souterrain, le 5 août 2010, avait pris au piège 32 mineurs chiliens et un bolivien.
 
Ces derniers avaient passé les 17 premiers jours sans le moindre contact avec l'extérieur, dans la pénombre et en rationnant de maigres vivres, avant un contact établi le 22 août avec la surface. Une opération titanesque pour leur sauvetage avait alors été lancée, qui captiva le monde entier et coûta quelque 22 millions de dollars.
 
Victor Zamora, qui n'a pas retrouvé de travail fixe depuis la mésaventure de 2010, vit désormais d'une faible pension que lui verse le gouvernement.
 
Dix personnes sont mortes et dix-neuf ont disparu dans ces inondations qui ont frappé la région chilienne d'Atacama, qui compte le désert le plus aride de la planète, a déclaré samedi la présidente chilienne Michelle Bachelet, évoquant un spectacle de « désolation ».

 

Rédigé par caroleone

Publié dans #ABYA YALA, #Chili

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D
De lourdes responsabilités...
C
Oui je crois aussi.
A
Evidemment ce sont toujours les plus pauvres qui payent le plus cher lorsque survient une telle catastrophe, mais je n'ai pas de mot pour qualifier le fait que ces malheureux étaient enfermés dans leurs sinistres "logements!!!!
C
Tu ne me surprends pas, pour faire ça il faut aussi avoir l'esprit militant à la base et à partir de là c'est un noble métier.<br /> Les médias libres à l'heure actuelle sont en danger, aussi bien sur le net et à cause de la censure que physiquement comme au Mexique. Sur un blog comme celui-ci parait-il (je viens de l'apprendre) je fais le boulot d'un média libre. C'est bien. Le mot libre est bien, tant que l'on a encore des ailes ont peut voler et si l'on vole de ses propres ailes, c'est encore un luxe. Moi, j'aime ce luxe.
A
Ni de l'esclavage moderne, ni de la tempête, d'ailleurs...<br /> J'ai une amie qui était journaliste et mariée à un journaliste (à la télé) il y a quelques années, lorsqu'ils ont vu que le journalisme d'investigation n'était plus à la mode sur les ondes, ils sont partis. Ecoeurés. Malgré les salaires que tu imagines.
C
C'est hélas dans l'ordre des choses si on peut se contenter de cette explication mais quand les gens sont prisonniers d'un endroit quelconque, ils sont d'autant plus vulnérables. C'est de l'esclavage moderne et on n'entend pas beaucoup de médias s'en faire l'écho.