Feuilleté d’ardoises sauvages et son voile de feuilles passées *

Publié le 21 Février 2015

une photo prise dans les Pyrénées

une photo prise dans les Pyrénées

« Plus que le marbre dur, me plaît l’ardoise fine « Joachim du Bellay

 

Et dans son feuilleté la paroi se sublime

En échafaudant ses couches d’aimants.

L’ardoise est aimante car elle sait couvrir

Et aussi revêtir les toits de nos vies.

Elle se sacrifie pour calmer la pluie

La faire couler sur sa face polie.

Polie mais pas trop car sur elles s’accrochent

Les petites vies cherchant leur abri.

Dans le feuilleté je feuillette

Un livre aux mille pages fines

De construction subtile :

Celui qui les empila tel un château de sable

Certainement,

Ne savait qu’en faire, matériau prospère

Sur certains sols pousse tel le pissenlit

Qui naît dans la mousse,  il y fait son lit.

Quelques feuilles passèrent en cette fin d’hiver

Elles s’y pendirent

Telles les guirlandes sur le mur de la vie.

Caresse, elles trouvèrent sur ce mur de pierre

Car l’ardoise ravie ses mains leur tendit.

 

Carole Radureau (20/02/2015)

 

Feuilleté d’ardoises sauvages et son voile de feuilles passées *

Et si j’ai envie d’ajouter une perle d’ardoise au collier ?

Parce qu’évidemment l’ardoise ne semble pas posséder d’énergie propre à guérir les chakras mais, personnellement je lui trouve beaucoup de qualités. C’est une matière réconfortante et que je trouve aimante comme je le dit dans mon texte.

Feuilleté d’ardoises sauvages et son voile de feuilles passées *

La perle d’ardoise

Elle est la pierre-hôte des sans abris, des sans toits qui cherchent en hâte de quoi couvrir leur vie, un instant seulement. Elle est douce et aimante et sait se faire belle pour s’accrocher aux branches, tel un cœur gris et poli qui, tout doucement scintille de sa belle minéralité.

**

image « Göttelborn Thös Schieferplättchen (1) » par LoKiLeCh — Travail personnel. Sous licence CC BY-SA 3.0 via Wikimedia Commons -

Rédigé par caroleone

Publié dans #Mes anar-poèmes, #La pierre

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
M
Ouf, j'ai trouvé le but de notre prochaine balade, Caro ! Ce sera Travassac, à une quarantaine de kms d'ici, prépare l'appareil photo et un grand sac pour emporter des souvenirs !!! Les pans sont assez vertigineux mais que JM se rassure, il y a des protections .....Et puis, ensuite, on ira s'aérer un peu car c'est quand même assez oppressant ..
En attendant, tu peux t'ouvrir l'appétit en regardant le site (unique en Europe) sur le net.

Bises
C
Ah! oui ! géant.....
Et si ce n'est pas trop loin de chez vous, c'est encore mieux.
Il faudra que tu dises à Serge de prendre une remorque, au cas où j'ai envie de rapporter des souvenirs .
On en a ramené des monts d'Arrée l'année dernière que l'on a mises dans un massif de rosiers. Mais le site des ardoisières est pillé là-bas, tout le monde s'est servi. Dis donc, ça a l'air mystérieux ce site.
Bon, tu vois, comme ça au moins tu vas dormir sur tes deux oreilles.
A
Ah oui! Encore une belle page qui mérite une perle au collier. Tu vas finir par faire le tour de la terre avec toutes ces perles!
J'ai beaucoup aimé ce poème, parce que tu sais donner de la noblesse à tous ces cailloux en les rapprochant de l'homme dans ce qu'il a de mieux. J'avais remarqué cette superbe photo en bannière mais je ne pensais jamais à t'en demander la provenance.
C
C'est gentil tout plein et ça me fait bien plaisir de lire cela.

Je ne me force pas quand je parle des cailloux, ça semble couler de source et je suis inépuisable. Mais aussi comme tu le dis c'est que j'ai le projet de faire un collier très long et lourd pour compenser les peines des hommes. Quelque chose qui reste car la pierre se construit lentement contrairement à l'homme et elle dure.
C'est ma fille qui m'a ramené cette photo de son séjour dans les Pyrénées mais elle a oublié les petites ardoises qu'il y avait sur le sol, elle sait que je les collectionne. Je ramène toujours un ou plusieurs cailloux des lieux que je visite. Mais, heureusement, je ne sors pas trop souvent. Si je partais à l'étranger, imagine le poids de la valise.