Conditions de travail et droit de regard des salariés : menaces sur la démocratie sociale en France

Publié le 17 Février 2015

Les négociations sur la « modernisation du dialogue social » en France se sont conclues ce 22 janvier. Les propositions présentées par le Medef - finalement rejetées par les syndicats - remettaient en cause l’expression collective de millions de salariés. Les comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT), un outil précieux et indispensable pour protéger la santé des travailleurs, auraient été tout simplement supprimés. Et les moyens dont disposent les représentants du personnel grandement diminués, creusant encore davantage l’asymétrie de l’information entre directions d’entreprises et salariés. Beaucoup craignent que ce ne soit que partie remise et que ces mesures ne soient prochainement remises sur la table, cette fois par voie législative.

Leur liberté d’expression est menacée, en France. Il ne s’agit pas de celle des journalistes ou des blogueurs, mais des 24 millions de salariés et de leur possibilité de pouvoir s’exprimer, au sein de leurs entreprises, sur leurs conditions de travail. Plusieurs mesures risquent de drastiquement limiter leur expression collective permise par les instances représentatives du personnel. Ces mesures sont dispersées dans le projet de loi Macron « pour la croissance et l’activité » et dans le projet d’accord élaboré par le Medef pour réformer le dialogue social. Un projet en cours de négociation avec les syndicats. Ces dispositions vont toutes dans le même sens : restreindre les possibilités d’expression et d’action des travailleurs face à leur employeur et remettre en cause l’existence du CHSCT (comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail).

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Rédigé par caroleone

Publié dans #PolitiqueS

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