Le gwoka (ou gwo-ka)

Publié le 18 Décembre 2014

 

Genre musical de Guadeloupe qui vient d’être classé en 2014 au patrimoine culturel et immatériel de l’Unesco sous le titre : Le gwoka : musique, chants, danses et pratique culturelle représentatifs de l’identité guadeloupéenne.

 

Tous les groupes ethniques et religieux de Guadeloupe pratiquent le gwoka.

C’est un mélange de chant responsorial en créole guadeloupéen, de rythmes joués sur des tambours ka et de danse.

Il associe trois domaines d’expression en valorisant les qualités individuelles d’improvisation.

La fabrication des tambours ka se transmet de manière informelle dans le cadre familial ou amical mais plus souvent de nos jours il est transmis dans les écoles de danse et musiques traditionnels.

Il y a plusieurs formes de tambour établissant la base, le plus grand s’appelle le boula et joue le rythme central. Le plus petit est le marqueur (ou maké) qui marque la mélodie et interagit avec les danseurs, le chanteur et les chœurs.

Les chants sont gutturaux, nasaux et rugueux. Parfois ils peuvent être lumineux et lisses.

Le gwoka est né durant la période d’esclavage et tire ses origines dans la perpétuation de la musique africaine par les esclaves des anciennes plantations.

Il y a 7 rythmes basiques :

 

  • Kaladja : rythme à 2 temps qui exprime la douleur morale
  • Menndé : rythme à 4 temps qui signifie l’évasion et la fête collective
  • Léwoz : ythme à 2 temps marqué par une repriz (le temps d’arrêt marqué par le danseur à chaque changement de pas)
  • Padjambèl : rythme en ¾ qui joue la liberté
  • Woulé : rythme à 3 temps qui accompagne le travail de fabrication de la farine de manioc
  • Graj : rythme à 4 temps lié au travail
  • Toumblak : rythme à 2 temps rapide qui exprime la joie et l’amour

Site de gwoka

 

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