Chansons reprises : Lettre de Sacco à son fils

Publié le 24 Août 2014

 Chansons reprises : Lettre de Sacco à son fils

La lettre de Sacco à son fils, plusieurs versions trouvées.

Parce que j'ai déjà parlé d'Here's to you dans les chansons reprises.

Ce sont plusieurs versions peut-être moins populaires mais non moins très belles écrites, chantées par les folks singers américains, irlandais et français.

Et des paroles trouvées de la lettre de Sacco à son fils dont je ne sais pas du tout si elles correspondent aux premières chansons car je globidiche l'angliche.

Lettre de Nicolas Sacco
à son fils
" Charlestown, 18 Août 1927,

Mon fils, mon compagnon,
Je veux t'écrire avant que nous partions
A la Maison de la mort car le 22, après minuit,
Vers la chaise électrique on nous poussera…

Pourtant, me voici empli d'amour
Et cœur ouvert, aujourd'hui comme hier.
Si j'ai cessé la grève de la faim, l'autre jour,
C'est parce que la vie s'en allait de moi…

Hier, par cette grève, je parlais fort…
Je proteste encore au nom de la vie, contre la mort.
Trop de larmes inutiles ont coulé,
Comme celle de ta mère,
Pour rien, pendant sept ans; alors ne pleure pas,
Sois fort et tu pourras la réconforter…

Et si tu voulais lui faire oublier
Sa solitude sans colère,
Emmène-là marcher, longtemps,
Dans la campagne…
Et à l'ombre des bois fais-là reposer…

Écoutez la musique du ruisseau qui murmure
Et la paix tranquille de la Nature…

Dans ta course vers le bonheur,
Arrête-toi, mon fils, cherche l'horizon :
Aide les faibles, les victimes et les persécutés,
Car toujours ils seront tes meilleurs amis.

Comme ton père et Bartolo, ils luttent
Et tombent pour tous et pour la liberté…
Au combat de la vie, tu trouveras l'amour
Et tu seras aimé : c'est ton droit aussi…

Faites comprendre au monde
Que rien n'est terminé :
On ne peut tuer nos corps,
Mais jamais nos idées.

C'est tout le Massachusetts
Qui portera dans l'avenir la honte de ce temps.
Qu'une école remplace enfin cette maison,
Que des rires d'enfants effacent les prisons.

N'oublie pas de m'aimer un peu
Comme je t'aime, oh petit homme ;
J'espère que ta mère t'aidera à comprendre
Ces mots que je te donne… Adieu mon garçon.

Je t'envoie le salut de Bartolo.

Ton père et ton camarade,

Nicola Sacco

.......et encore une superbe version de Serge Utgé royo, en français .....

Rédigé par caroleone

Publié dans #chansons reprises

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R
Belle mais terrible lettre de Sacco.
Bravo Carole de l'avoir publiée.
C
Bonjour Roland,

Je suis contente d'en avoir eu l'idée c'est vrai...
Mais comme j'avais déjà fait d'autres hommages, ça m'a obligé à creuser un peu plus.
C'est vrai que ses paroles-là résonnent en chacun de nous et aussi nous demandent de ne pas baisser les bras et de continuer le combat : pour l'anarchie et l'abolition du système ? OUI très certainement, c'est je crois devenu vital.

Bises et belle journée à toi

caro