Brive : Plus de 200 personnes ont défilé dans les rues de la ville pour dénoncer la violence

Publié le 28 Juillet 2014

Une manifestation a rassemblé plus de 200 personnes dans les rues de Brive, hier. Ils ont crié leur colère et leur soutien aux Palestiniens de Gaza.

À l'arrivée des manifestants sur la place Thiers, hier, vers 15 heures, banderoles et slogans se sont dépliés petit à petit, dans une ambiance calme et bon enfant. Une atmosphère qui a accompagné le cortège d'environ 200 personnes venues montrer leur soutien aux Palestiniens de la bande de Gaza.

Dans la bouche des organisateurs, une même phrase résonne : « Ce n'est pas un conflit religieux ». D'ailleurs, les slogans dénoncent volontiers l'attitude d'Israël et n'évoquent guère la religion juive. Les Amis de Jayyous veulent montrer « leur soutien à la résistance palestinienne ». Le mouvement de la Paix, lui, insiste sur « le respect du droit international et des résolutions de l'Onu ».

Quant au Parti communiste (PCF), il « déplore la position du gouvernement français face au conflit israélo-palestinien ». Avant de partir faire le tour des boulevards brivistes, le président des Amis de Jayyous, Jean-Jacques Arcondéguy souligne : « Le peuple palestinien mérite que nous soyons dignes ». Une manière de rappeler qu'aucun débordement ne sera toléré. Les différentes organisations présentes condamnent en effet ceux qui ont eu lieu lors des manifestations parisiennes. « Nous sommes contre toute forme de violence », insiste Henri Vacher, secrétaire départemental du Mouvement de la paix.

En tête de cortège, un petit cercueil porté par des enfants ouvre la marche. Autour de leurs cous, un message : « Porte-parole des 179 enfants tués à Gaza ». Un peu plus loin, sur des pancartes, on peut lire : « Israël sans pitié, enfance sacrifiée ». Le bombardement de l'école appartenant à l'Onu, jeudi, a visiblement marqué les esprits. L'attitude des Nations unies semble aussi susciter la colère. « Onu, où es-tu ? Onu, que fais-tu ? », scande la foule, tout en poursuivant son parcours encadré par les forces de police qui assurent la sécurité et la circulation des véhicules.

Arrivé devant le tribunal, le cortège a observé une minute de silence en mémoire des victimes du conflit. « C'est une honte qu'il y ait des victimes civiles, d'un côté, comme de l'autre », lance Alain Guilbert, membre de la direction départementale du PCF, avec un badge épinglé sur son veston reprenant une phrase de Jacques Prévert : « Quelle connerie la guerre ! ». De retour place Thiers, banderoles et slogans ont été repliés soigneusement jusqu'à la prochaine manifestation.

Émilie Auffret
emilie.auffret@centrefrance.com

Rédigé par caroleone

Publié dans #Palestine libre

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