Gabriel Garcia Marquez, Gabo est mort.

Publié le 19 Avril 2014

Gabriel Garcia Marquez, Gabo est mort.

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" la vie, ce n'est pas ce qu'on a vécu, mais ce dont on se souvient pour le raconter."

Gabo ou Gabito était le surnom affectueux donné à l’un des plus grands auteurs colombiens de notre siècle, Gabriel Garcia Marquez.

Un auteur prolifique, à l’écriture chaude et sensuelle des terres de Colombie, cette Colombie qui vit au rythme des bouleversements politiques, des métissages et des influences indigènes.

Lire Gabo, c’est partir en voyage dans un autre monde, aborder l’Amérique en parcourant le Magdalena, sentir les remugles des ports de Carthagène et Barranquilla, s’enfermer dans le désert sablonneux de Macondo, ou bien encore assister au massacre des travailleurs des bananeraies. Lire Gabo, c’est lire un mélange d’irréel et de parfois si réel qu’on ne sait jamais si c’est la réalité qu’il narre ou bien le roman.

Gabo c’est aussi un engagement : toujours au plus près des luttes pour l’homme et ses progrès, c’est le précieux compagnon de route des révolutionnaires, c’est une vie d’une richesse incomparable, vécue à 200% et en y plongeant à cœur joie, à corps joie.

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sa maison natale à Aracataca image wiki

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Gabo était né le 6 mars 1927 à Aracataca en Colombie.

Il vient de nous quitter le 17 avril 2014 à l’âge de 87 ans dans la ville de Mexico.

Il était écrivain (romancier et nouvelliste), journaliste, activiste politique.

Son enfance

Il est l’aîné d’une famille de 11 enfants. Son père qui était télégraphiste décide après sa naissance de devenir pharmacien. En 1929, ses parents partent vivre à Barranquilla et Gabriel, lui reste à Aracataca avec ses grands-parents maternels, Doña Tranquilina Iguaran Cotes de Marquez et le colonel Nicolas Ricardo Marquez Mejia.

L’histoire d’amour très pittoresque des parents de Gabo lui a donné l’occasion d’écrire son roman L’amour au temps du choléra.

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L’amour au temps du choléra

(El amor en los tiempos del colera) est publié en 1985 et conte l’histoire atypique où les amants trouvent l’amour dans leur âge d’or à plus de 70 ans alors que la mort est tout autour d’eux. Cette histoire est axée sur l’histoire des parents de Gabo toutefois comme il le dit, la différence est que ses parents se sont mariés et dès l’instant où ils se sont mariés ils n’étaient plus des personnages intéressants d’un point de vue littéraire.

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macondo

Ses grands-parents ont eu une grande influence sur lui, bien plus que ses parents qui ne l’ont pas élevé dans sa petite enfance. Le grand-père qu’il nomme Papa Lelo était un vétéran de la guerre des mille jours qu’il avait fait dans le camp libéral. Il était considéré comme un héros par les colombiens libéraux et il était connu pour son refus de taire le sinistre épisode du massacre des bananeraies qui eu lieu un an après la naissance de Gabo.

Sa grand-mère Tranquilina a joué un rôle important aussi dans la construction de la personnalité de Gabo car elle « traitait les choses extraordinaires comme si elles étaient naturelles « et ça l’a beaucoup inspiré. Sa grand-mère racontait des histoires surnaturelles et peuplées de fantômes ce qui inspira à l’auteur son roman « Cent ans de solitude » et d’autres romans ayant pour cadre le village fictif de Macondo.

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Cent ans de solitude

Le roman sort en 1967 après 18 mois d’écriture et de privations pour arriver à le mener à terme. Ce roman relate sur plusieurs générations l’histoire de la famille Buendia depuis la fondation du village fictif de Macondo, une saga riche en évènements fantastiques qui connut un très grand succès et qui est devenu un classique. Ce roman lui vaut le prix Nobel de littérature en 1982 et en 1972 le prix Romulo Gallegos, William Kennedy. A la fois épopée familiale, satire sociale, manuscrit historique, roman politique, pastiche biblique et récit merveilleux, ce roman représente tous les registres qu’affectionnait l’auteur.

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Ses études, sa carrière, sa vie tout simplement…..

Il fréquente l’école Maria Montessori qui applique la nouvelle méthode d’enseignements dite pédagogie Montessori. Cette école ferme en milieu d’année et Gabo doit redoubler sa première année et n’apprend à lire que vers 8 ans.

  • 1936 : il entre à l’école publique d’Aracataca.
  • Mars 1937 : mort du grand-père d’une pneumonie
  • 1938 : gabo part vivre chez ses parents à Barranquilla, il termine son cycle primaire en ville. Il travaille dans un magasin pour lequel il peint des messages sur des panneaux pour aider ses parents financièrement.
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  • 1939 : la famille part s’installer à Sucre. Gabo retourne à Barranquilla au collège San José où il obtient de bons résultats scolaires. Il écrit des « fadaises », poème satiriques sur les autres élèves ou le système scolaire, publie des poèmes dans le journal de l’école Juventud.
  • 1943 : il part à Bogota passer un examen pour obtenir une bourse qu’il réussit. Il obtient une place au lyécée national de garçons à Zipaquira.
  • 1944 : publication d’un poème Cancion (chanson) dans El tiempo sous le pseudo Javier Garcès. Il obtient son baccalauréat et s’inscrit à l’université nationale de Colombie à Bogota pour y étudier le droit. Mais il préfère largement la littérature.
  • 1947 : La troisième résignation dans El Espectador.
  • 1948 : l’université ferme suite à l’assassinat du leader libéral Jorge Eliecer Gaitan le 9 avril 1948 et aux émeutes qui suivent. Gabo arrête ses études de droit et part vivre à Carthagène, il se réinscrit dans une université de droit pour terminer sa deuxième année d’études. Engagé comme chroniqueur pour le journal El Universel. Il rédige 43 articles sous son nom. Il fait la connaissance du groupe d’écrivains et journalistes connu sous le nom de groupe de Barranquilla. Il rédige son premier roman, sous le titre provisoire de La casa.
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  • 1949 : il quitte Carthagène et retourne à Barranquilla.
  • 1950 à 1952 : écriture d’une colonne humoristique quotidienne dans La jirafa sous le nom de Séptimus dans le journal local El heraldo de Barranquilla. Il rejoint le groupe de Barranquilla qui l’inspire. Il lit Virginia Woolf et William Faulkner. Il rencontre le poète Alvaro Mutis qui l’incite à terminer son roman « Des feuilles dans la bourrasque » commencé à écrire en 1950 et qui sera publié en 1955.
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Des feuilles dans la bourrasque (La hojarasca)

Premier roman. Il estime que c’est dans ce roman qu’il a écrit avec le plus de sincérité et de spontanéité. Tous les évènements ont lieu dans une chambre pendant une période d’une demi-heure le mercredi 12 septembre 1928. L’histoire d’un vieux colonel qui essaye de donner un enterrement chrétien à un docteur français impopulaire.

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​el espectador

  • 1954 à 1955 : séjour à Bogota, écrit pour El Espectador des critiques de cinéma des reportages.
  • 1955 : reportage de Gabo avec Luis Alejandro Velasco, seul survivant de 8 marins colombiens tombés dans la mer d’un navire de guerre en feu en 1955. Le récit est publié en 1970 sous le titre Récit d’un naufrage. La version narrée par le naufragé qui met en cause une négligence confirmée par des photographies contrarie la version officielle des EU et vaudra des menaces à Gabo et il sera envoyé en Europe en tant que correspondant de son journal. Ces expériences journalistiques seront influentes pour sa carrière.
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Récit d'un naufrage

Le 28 février 1955, les médias colombiens diffusaient la nouvelle : huit membres de l'équipage du Caldns, un destroyer de la marine nationale, avaient péri noyés dans la mer des Caraïbes. Une semaine plus tard, l'un d'eux, Luis Alejandro Velasco, était retrouvé vivant sur une plage du nord de la Colombie. Il fut fêté comme un héros. Gabriel Garcia Marquez, alors jeune journaliste à l'Espectador, publia après cent vingt heures d'entretien le récit véridique de l'aventure malheureuse du marin, dont le gouvernement et les médias s'étaient emparés, la glorifiant et la déformant, dans le but d'occulter une scandaleuse affaire de contrebande. En puisant aux sources du roman d'aventures, en revenant au feuilleton, en faisant surgir le merveilleux non pas de l'exotisme ou du grandiose mais des actions minimales d'un homme luttant pour sa survie, en opposant au récit spectaculaire l'émouvante humanité du personnage aux prises avec les dangers de la mer, Gabriel Garcia Marquez transforme par la force de son écriture un reportage en joyau littéraire.

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  • 1955 : arrivée en Europe, correspondant à la conférence de Genève, il écrit plusieurs articles, puis départ en Italie, il rédige des articles sur l’affaire Wilma Montesi, il assiste au 16e festival de Venise, traverse plusieurs pays, Autriche, Pologne, Tchécoslovaquie, Hongrie, Russie et retourne à Rome prendre des cours de cinéma à Cinnecitta.
  • 1955/1956 : il est à Paris, son journal colombien ferme et il ne peut plus le rémunérer, il loge dans une grenier sans chauffage. El Independiente remplace El Espectador et il peut à nouveau écrire une série de 17 articles sur un procès. Il commence à écrire son roman La mala hora publié en 1962. Il lit l’œuvre de Rabelais qui aura une influence sur sa création littéraire.
  • 1956 : rencontre de Tachia Quintana, une jeune actrice espagnole avec qui il vit une relation très forte. Elle tombe enceinte mais fait une fausse couche et leur relation prend fin. Gabo écrit Pas de lettre pour le colonel.
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Pas de lettre pour le colonel

Bien des années après la paix des braves, le vieux colonel attend au village, par le courrier hebdomadaire, des nouvelles de sa pension d'ancien combattant dont la promesse s'est perdue dans les labyrinthes administratifs de la vie civile. ...

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  • 1957 : départ avec Plinio Mendoza pour l’Europe de l’est, Leipzig, Berlin puis retour à Paris et ensuite Moscou pour y assister au VI congrès international de la jeunesse. Retour à Paris de septembre à octobre 57 où il écrit des articles parlant de ses voyages en Europe et qui paraitront sous le titre « 90 jours derrière le rideau de fer ».
  • 1957 : Caracas : il travaille pour le journal Momento.
  • 1958 : il assiste à un soulèvement général de la population et à la fuite du président vénézuélien Marcos Perez Jimenez vers St Domingue. Il écrit un article politique « La participation du clergé à la lutte ».
  • 1958 : voyage éclair en Colombie, il épouse Mercedes Barcha, puis il est de retour à Caracas. Il démissionne de Momento car il est en désaccord et devient rédacteur en chef de Venezuela grafica.
  • 1959 : un révolutionnaire cubain lui propose d’assister au procès public des hommes de main de fulgencio battista, il accepte et y aperçoit Fidel Castro. Retour à Bogota pour travailler dans un bureau de Prensa latina, journal créé par le gouvernement cubain pour contrecarrer la propagande contre Cuba.
  • 24 aout 1955 : naissance de son 1er fils Rodrigo.
  • 1960 : à la demande de Jorge Ricardo Masetti, fondateur de Prensa latina, et proche de Che Guevara, Gabo accepte de participer à une formation de jeunes journalistes à La Havane.
  • 1961 : Il part comme correspondant à New York dans un des bureaux de Prensa Latina. Il reste à son poste jusqu’au débarquement de la Baie des cochons dans un climat très tendu sur le territoire yankee puis démissionne en avril 1961. Il part avec sa famille au Mexique où il est embauché comme rédacteur en chef de deux magazines.
  • 1962 : présentation de La mala hora pour le prix littéraire colombien de l’académie Colombienne des lettres.
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La mala hora

" Un village colombien, qui a connu la guerre civile, vit en paix depuis que le maire a rétabli l'ordre par la terreur. Mais, un soir, les premiers tracts anonymes apparaissent sur quelques portes. Celui que lit César Montero l'amène aussitôt à tuer. Et les tracts se multiplient, semant la discorde dans les familles, ravivant les haines, réveillant dans la mémoire de chacun les combines, les exactions, les crimes commis dans le passé.

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  • 1962 : publication à Barcelone des Funérailles de la grande mémé, un texte clé dans la trajectoire littéraire et politique de l’auteur car il réunit le réalisme et la magie. Naissance de son second fils Gonzalo le 16 avril 1962. Admiration des actions menées par Che Guevara et Fidel Castro qui défient les EU.
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Les funérailles de la grande mémé

Los Funerales de la Mamá Grande
Traduction de Claude Couffon
« On retrouve dans Les Funérailles un écho de toutes les préoccupations de García Márquez : la mémoire, le temps, la solitude, la mort, le village microcosme. A ce titre, et au regard de la richesse psychologique des personnages, ce recueil mérite qu'on le considère, non pas comme des miettes de la grande œuvre, mais comme quelques-uns des cent ans de solitud
e. »

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  • 1963 : Il quitte son emploi et écrit des scénarios de films. Il est engagé par l’agence de publicité Walter Thompson.
  • 1963 à 1965 : Il travaille indépendamment pour l’industrie du cinéma et des agences de publicité.
  • 1965 : il signe avec l’agent littéraire de Barcelone Carmen Balcells un contrat autorisant cette dernière à représenter l’écrivain colombien dans toutes les langues et tous les pays pendant 50 ans.
  • De juillet 1965 à août 1966 : Ecriture du roman Cent ans de solitude.
  • 1966 : Tiempo de morir, scénario qui lui apporte le 1er prix au festival international du film de Carthagène.
  • 1967 : Publication d’un article de German Varga (groupe de Barranquilla) dans Encuentro liberal sur cent ans de solitude : il y dit que ce roman fera du bruit. Mario Vargas Llosa définit le même roman de « grand roman de chevalerie d’Amérique latine ».
  • 30 mai 1967 : l’œuvre sort en Argentine
  • 1er août 1967 : il participe au XIIIe congrès international de littérature ibéro-américaine à Caracas. Rencontre avec Vargas LLosa avec lequel il se lie d’amitié, amitié qui se termine plus tard quand Gabo reçoit un coup de poing dans la figure par Vargas Llosa (jalousie ?) Il repart en Europe avec sa famille pour retrouver un peu de calme apèrs ce succès soudain.
  • 1967 : Madrid pendant la dictature de franco, puis Barcelone. Son roman Cent ans de solitude le fait passer pour une icône en Espagne. Il écrit L’automne du patriarche, El otoño del patriarca, un roman inspiré par la fuite de marcos perez jimenez le dictateur dans la pure tradition littéraire sud-américaine. Selon lui ce roman est un poème sur la solitude au pouvoir.
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  • Avril-mai 1968 : la famille visite Paris juste avant les évènements de mai 68. Départ en Italie.
  • 1970 : Prix du meilleur livre étranger de l’année 1969 pour cent ans de solitude, il refuse d’y participer disant que le livre « ne sonne pas bien en français ».
  • 1971 : Départ en Amérique latine pour que l’auteur prenne une pause. Pendant ce temps une coalition d’auteurs dont Vargas LLosa, Sartre et Plinio Mendoza écrit une lettre de protestation à Fidel Castro qui sera publié par le journal Le monde. Plinio Mendoza pensant que Gabo est d’accord avec l’objet de cette lettre signe à sa place. Gabo fait retirer sa signature et assure son soutien au régime cubain. A New York, la même année il est intronisé docteur Honoris causa par l’université columbia. Retour à Barcelone.
  • 1972 : Publication de L’incroyable et triste histoire de la candide Erendira et de sa grand-mère diabolique qui regroupe des nouvelles telles que Un monsieur très vieux avec des ailes immenses et La mer du temps perdu.
  • 1973 : L’auteur annonce que son roman L’automne du patriarche est terminé mais il le peaufine encore et il sera publié en mars 75 à Barcelone.
  • 1975 : départ pour le Mexique où la famille s’installe. Gabo déclare qu’ il ne publiera plus de nouveaux romans jusqu’à ce que le dictateur pinochet ne soit renversé.
  • 1973 à 1979 : mise entre parenthèses de sa carrière d’écrivain. Il s’implique en politique en publiant dans la magazine politique Alternativa. Il s’intéresse à la révolution des œillets qui a éclatée au Portugal en avril 1974, au régime cubain de Fidel Castro, à la révolution nicaraguayenne, à la révolution militaire péruvienne.
  • 1980 : il déclare avoir terminé un roman , Chronique d’une mort annoncée (une sorte de faux roman et un faux reportage) alors que pinochet est encore au pouvoir. L’écrivain dit qu’il ne pouvait plus rester silencieux face à l’injustice et à la répression.
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Chronique d’une mort annoncée (cronica de una muerte anunciada)

L'intrigue du roman tourne autour de l'assassinat de Santiago Nasar. Le narrateur joue le rôle d'un détective qui découvre les éléments de ce meurtre seconde par seconde. Le critique littéraire Rubén Pelayo note que« l'histoire se déroule de manière inversée. Au lieu d'aller de l'avant (...) l'intrigue se déroule en arrière. » En effet, dans le premier chapitre, le narrateur explique exactement au lecteur qui a tué Santiago Nasar, le reste du livre cherchant à expliciter les raisons de ce meurtre.

Chronique d'une mort annoncée a été publié en 1981, un an avant que García Márquez ne remporte le prix Nobel de littérature. Le roman a également été adapté au cinéma par le réalisateur italien Francesco Rosi en1987.

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- 1982 : Prix nobel de littérature décerné par l’académie suédoise pour ses romans et nouvelles ou ‘s’allient le fantastique et le réel dans la complexité riche d’un univers poétique reflétant la vie et les conflits d’un continent. Couronné à l’âge de 55 ans, il est l’un des plus jeunes lauréats du prix et le premier colombien à le recevoir ainsi que le 4e auteur latino-américain (après Gabriela Mistral en 1945, Miguel Angel Asturias en 1967 et Pablo Neruda en 1971). Publication de Une odeur de goyave (entretiens avec Plinio Mendoza)

- 1983 : Retour en Colombie, visite de la famille, de la ville se son enfance Aracataca.

- 1984 : Décès de son père le 13 décembre 1984, un choc pour l’auteur qui venait de se réconcilier avec lui.

- 1986 : L’aventure de Miguel Littin, clandestin au Chili

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L'Aventure de Miguel Littín, clandestin au Chili .

Cette histoire vraie est écrite sous forme de chronique journalistique sur Miguel Littín, un cinéaste chilien qui rentre clandestinement au Chili en 1985 pour filmer son pays sous la dictature de Pinochet, après 12 ans d'exil au Mexique.

- Le livre est d'abord publié sous forme de 10 chroniques journalistiques dans El País en 1986.

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- 1980 à 1990 : Il se consacre au cinéma avec des articles en relation avec le 7e art. Il crée la fondation pour un nouveau cinéma latino-américain à La Havane et en devient le président. Il fonde l’école internationale de cinéma et de télévision (EICTV) de San Antonio de Los Baños près de La Havane.

- 1987 / chronique d’ une mort annoncée est adapté au cinéma par l’italien Francesco Rosi.

- 1988 : adaptation au théâtre d’une de ses nouvelles Diatribe contre un homme assis : critiques négatives.

- 1989 : Publication de Le général dans son labyrinthe dont le sujet principal est le pouvoir et qui s’inspire du dernier voyage du libérateur Simon Bolivar sur le fleuve Magdalena.

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Le Général dans son labyrinthe ( El general en su laberinto) est un roman de l'écrivain colombien et prix Nobel de littérature Gabriel García Márquez. Il s'agit d'un récit romancé des derniers jours de Simón Bolívar, le libérateur et premier président de la République de Colombie (Grande Colombie). Publié pour la première fois en 1989, le livre raconte le voyage de Bolívar de Bogota à la côte nord de la Colombie, alors qu'il cherche à quitter l'Amérique du Sud pour s'exiler en Europe. Ce sera le dernier qu'il entreprendra puisque, au bout de celui-ci, il décède des suites d'une maladie mystérieuse sans avoir pu prendre la mer pour le vieux continent.

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1990 : La Colombie qui fait face à toujours plus de conflits à cause du trafic de drogue incite Gabo à lancer une campagne pour un dialogue entre le gouvernement, la guérilla et les trafiquants.

1992 : L’auteur apporte sa contribution à QAP, un bulletin télévisé du soir. Les médecins diagnostiquent une tumeur d’un centimètre au poumon gauche, il se fait soigner en Colombie et il est considéré comme guérit. Nouvelle Douze contes vagabonds.

1994 : Parution de L’amour et autres démons qui est bien accueilli par les critiques. Fondation avec Jaime son frère et l’avocat Jaime Abello Banfi de la fondation du nouveau journalisme ibéro-américain (FNPI) destiné aux jeunes journalistes.

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De l’amour et autres démons

En 1949, lors de fouilles préalables à des travaux de construction, les soubassements de l'ancien couvent de Santa Clara, à Carthagène des Indes, permettent de mettre à jour un caveau recelant les restes d'une jeune fille dont la chevelure n'a cessé de pousser depuis son ensevelissement, atteignant une longueur de plus de vingt mètres. De ce point de départ, l'auteur nous emmène au milieu du xviiie siècle, à la rencontre de la petite Sierva María de Todos los Ángeles, la petite dont on a découvert le caveau.

Après le siège de Carthagène des Indes, au sein de la vice-royauté de Nouvelle-Grenade, un chien atteint de rage sème la panique dans le quartier du port. Parmi les victimes de ses morsures, Sierva María, fille du marquis de Casalduero. Bien qu'aucun signe clinique ne se déclare, celle-ci est crue atteinte. Mais le temps passe, et rien n'arrive, si ce n'est que le marquis, qui jusque là a laissé le soin de l'éducation de la petite à ses esclaves, ne souhaite s'en servir pour redorer son blason, terni par sa débauche.

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- 1996 : publication de son roman Journal d »un enlèvement. Il renoue avec le journalisme de ses débuts pour raconter l’enlèvement et la séquestration de 6 otages par des narcotrafiquants du cartel de Medellin dirigé par pablo escobar.

- 1998 : il achète Cambio avec un groupe d’amis, fondé en 1993 par le journal Cambio 16 pour y « faire du journalisme »

- 1999 : diagnostic d’un cancer lymphatique qui est traité avec succès par la chimiothérapie à Los Angeles. Il écrit du coup ses mémoires.

- 2000 : annonce de sa mort imminente faite) tort par le journal péruvien Le républicain. Un texte est présenté peu de temps après comme un poème d’adieu, La marioneta mais ce texte n’est pas de Gabo, il a été écrit par un ventriloque mexicain. Vous constaterez que depuis le décès réel de Gabo ce texte fait la une de tous les articles cités en source sur la toile.

- 2002 : Publication à Mexico de Vivre pour la raconter, premier des trois tomes se son autobiographie.

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Vivre pour la raconter (Vivir para contarla)

De toute évidence, ce livre fait partie de la récréation de la vie de Gabriel García Márquez, comme le reste de ses œuvres. Nous sommes devant un roman où l'auteur reprend les histoires de quelques personnages qui ont été impliqués dans le reste de ses œuvres comme dans Cent ans de solitude, Chronique d'une mort annoncée et avant tout: Des feuilles dans la bourrasque..

Dans ce travail nous pourrions voir des repères, un guide de lecture pour toute son œuvre littéraire. De nombreux passages qu'elle contient acquièrent ainsi une nature, une perspective différente ou, à l'occasion, nous donnent davantage d'informations sur ce qu'il nous a raconté ou dont il nous a fait mention. Il est donc indispensable de lire ce livre si l'on veut comprendre l'auteur, ses souvenirs et ses travaux.

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- 2004 : Mémoire de mes putains tristes (memoria de mis putanas tristes), une histoire d’amour entre un homme de 90 ans et une jeune vierge de 14 ans. Suscite une grosse controverse en Iran où le roman est interdit après 5000 exemplaires imprimés et vendus.

- 2007 : adaptation au cinéma de l’amour au temps du choléra par Mike Newell avec Javier Bardem.

- 2012 : le président ruse Dmitri Medvedev décerne à l’écrivain l’ordre de l’honneur pour « la contribution au renforcement de l’amitié entre les peuples de Russie et d’Amérique latine »

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Politiquement parlant….

Conflit armé en Colombie

Avec la reconnaissance que Gabo acquière avec la publication de son roman Cent ans de solitude, il arrive à jouer un rôle de médiateur entre le gouvernement colombien et la guérilla. Ilo a pu faire avancer les pourparlers de paix qui se sont déroulés à Cuba entre l’ELN et le gouvernement colombien. Il a participé au processus de paix entre le gouvernement d’Andrès Pastrana Arnago et les FRAC mais sans succès.

Mouvement pour le socialisme au Venezuela

Quand il gagne le prix Romulo Gallegos en 1972, il décide de donner l’argent obtenu au parti vénézuélien Mouvement pour le socialisme ce qui lui vaudra de nombreuses critiques.

Journaliste politique

Il rédige des articles politiques pour le magazine Alternativa créé en février 1974 à Cuba dont Chili, le coup d’état et les gringos.

Il publie trois articles dans les années 70 sur la révolution des œillets au Portugal, révolution à laquelle il apporta son soutien.

Il devient membre du second tribunal Russell qui enquête sur des crimes de guerre internationaux et les juge.

Fidel et Cuba

Il connaissait une amitié profonde avec Fidel Castro, ce qui lui inspire Gbo y Fidel : retrato de una maistad (Gabo et Fidel : portrait d’une amitié) Il dit que leur amitié est essentiellement basée sur la littérature. Il sera critiqué pour cette amitié comme on s’en doute.

Il se bat malgré tout pour le gouvernement cubain libère une majorité de prisonniers.

Elément subversif, où çà ? Aux USA !

Il est classé par les EU comme élément subversif à cause de ses engagements pour le régime cubain, et se voit refuser pendant plusieurs années les visas d’entrée par les autorités américaines. Cette interdiction sera levée par Bill Clinton qui est fan de Cent ans de solitude.

Porto Rico

Il fait partie en 2007 d’une longue liste de personnalités latino américaines qui apportent leur soutien à l »indépendance de Porto Rico (proclama de Panama)

Bref une vie très bien remplie qui en vaut dix des nôtres.

source" : wikipédia

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Rédigé par caroleone

Publié dans #Devoir de mémoire, #Colombie

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F
Merci pour cette biographie de ce grand écrivain. J'ai lu de lui un savoureux et délirant petit livre intitulé "Mémoire de mes putains tristes".
Bon week-end Caro. Bisous
C
Bonjour Fanfan,

Je crois bien que tous ses livres sont savoureux comme tu dis : il y en a peu que je n'ai pas lu mais je les ai tous dévorés et pourtant sont style d'écriture était bien loin de mes lectures habituelles : j'y ai vu pour ma part beaucoup de poésie dans ses écrits et un voyage dan la magie un peu comme lorsqu'on lit des contes.
De plus j'aime ses engagements ce qui ne gâche rien.

Bises et bon samedi

caro