Exil. Poème de soutien à Bahar Kimyongür

Publié le 15 Décembre 2013

Exil. Poème de soutien à Bahar Kimyongür

Exil

Quand les racines se diluent

Que le temps sur les tempes afflue

Il est bien là le plus terrible péril

Exil

Le pays d’un coup semble si beau

On ne savait pas qu’il était si tôt

Et que les souvenirs se comptaient par mille

Exil

Isolé. Le cœur asséché à envie d’amour

Le cœur brisé de ses liens crie au détour

D’un cruel destin qui ombre les cils

Exil forcé

Quand ta main est par des armes serviles

Gardée, espionnée et qu’il ne reste qu’un fil

Pour espérer en un avenir libéré

Exil forcé

Quand tu guettes la lueur qui libère

Que ton cœur en attente se serre

Il ne te reste que l’écriture comme amitié

Espoir

Si tu gardes en la vie une allumette de soufre

Elle brillera si fort qu’à jamais le gouffre

Se comblera. Il faut y croire, Bahar, il fut y croire

Carole Radureau (14/12/2013)

Ce texte est libre de droit et diffusé sous licence creative commons

Rédigé par caroleone

Publié dans #Mes anar-poèmes, #prisonniers politiques

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Hobo-Lullaby 15/12/2013 21:23

Bonsoir Caro

Je trouve ton poème simple et limpide, c'est sans doute ce qui lui donne sa beauté ...

Bises

Serge

caroleone 15/12/2013 21:45

Bonsoir Serge,

Merci pour ton analyse, ce texte est sorti comme ça tout naturellement avant que je me couche. Au moins, ça ne m'a pas turlupinée toute la nuit.....l'exil, je le comprends sans le connaître, deux de mes auteurs compagnons de route m'en ont tellement narré les blessures que c'est comme si j'avais un jour été exilée. Tout alors prend une autre tournure. Les choses qui nous semblaient communes deviennent importantes voire sacrées, les éléments naturels nous semblent comme une évidence de la profondeur de nos racines et la blessure alors est prégnante....et les écrits suivent.

Dans le cas de Bahar c'est une injustice criante comme c'est le cas pour tous nos compagnons d'infortune et tu sais, je crois bien que plus on arrive à faire libérer de prisonniers politiques, plus la vie nous en donne d'autres à défendre.C'est triste.

Bises et merci de ta visite

caro