La hutte à sudation des amérindiens : Une bonne suée !

Publié le 20 Novembre 2013

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Aujourd’hui où dans notre monde occidental tout semble si déréglé que nombre de nos concitoyens semblent se tourner vers les pratiques ancestrales que n’ont pas perdues les peuples premiers dans leur grande sagesse, les rituels chamaniques sont légion sur la toile.

Aussi, vous saurez que tous les sites que vous trouvez proposant des expériences de hutte de sudation (ou sweat lodge) demandant rémunération sont des profanations aux rituels sacrés amérindiens. Tout comme il convient de se méfier de toutes les personnes qui s’autoproclament chamanes ou guérisseuses.

La pratique des bains de vapeur qu’elles soient du nord de l’Amérique ou du centre repose sur des critères de purification du corps et de l’esprit. Elles sont toutes, comme peuvent l’être toutes les cérémonies autochtones basées sur des principes très stricts et définis dont cet article n’a pas vocation à révéler ni à approfondir car il n’est qu’article d’éveil comme le sont tous ceux de ce blog.

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image : Un autochtone prépare la tente de la suerie en 1953. On peut y voir quelques perches arquées, plantées dans le sol moussu, et une couverture de laine pour retenir la vapeur.

Pourquoi est-il sain de suer ?
Les bienfaits pour le corps

Il est connu depuis longtemps à travers le monde que la sudation est considérée comme une pratique thérapeutique ainsi qu’une fonction physique indispensable.

Éliminer les toxines de la peau est une fonction vitale.

La température supérieure à 37 °c permet de brûler les maladies et éliminer les virus et les bactéries qui ne supportent pas les températures élevées.

Les glandes endocrines majeures sont stimulées par la montée en température et les impuretés sont chassées quand les capillaires se dilatent car le cœur augmente ses pulsations pour satisfaire la demande en sang.

Quand les bains de vapeur utilisent des pierres chaudes, le processus de vapeur qui se dégage lorsque l’eau entre en contact avec les pierres élimine les ions négatifs qui se relâchent dans l’air. Les ions négatifs sont ce qui permet de contrer la fatigue et la tension.

La transpiration aide l’élimination des graisses, de la fatigue chronique, physique et mentale, elle agit sur la mauvaise digestion, elle relâche les muscles et soulage donc les contractures, elle améliore la circulation sanguine, augmente

La production de leucocytes (globules blancs) permettant alors d’améliorer le système immunitaire.

Les bienfaits pour l’esprit

Pour les amérindiens, le procédé est un rite qui contribue à la communication avec les esprits.

Pour Richard Kistabishi, ancien chef de la première nation Abitibiwinni (algonquins), il s’agit de nos jours d’un remède pour l’âme qui se déroule de manière individuelle. Alors qu’il se retrouve seul dans la tente de sudation, l’individu doit réfléchir à trois points précis. Tout d’abord, il doit penser à ce qu’il a vécu au cours des derniers jours, puis à ce qu’il aimerait changer dans sa vie. Ensuite il doit se concentrer sur l’un des points qu’il aimerait changer.

Chez les peuples d’Amérique du nord, il existait déjà des huttes de sudation lorsqu’arrivèrent les premiers européens. Dans cette partie de l’Amérique, les rituels sont toujours basés sur la même pratique avec des variantes selon les groupes : les pierres sont chauffées à l’extérieur de la hutte, transportées ensuite à l’intérieur. Les meilleures pierres à employer dans une loge de sueur sont ignées. Les roches de lave tiennent la chaleur plus longtemps et ne s'émiettent pas quand l'eau est versée sur elles. Des pierres rondes au sujet de la taille de la tête d'un homme sont préférées. Les pierres qui ont du quartz en elles, ou celle qui ont du granit blanc ne doivent jamais être employées, parce que elles éclatent parfois quand elles sont chauffées et arrosées.

On ferme hermétiquement puis on place les herbes sur les pierres : genévrier, foin d’odeur puis ensuite l’eau pour provoquer la vapeur. Quand il n’y a plus de vapeur, les participants quittent la hutte.

Quand les missionnaires découvrirent cette pratique à leur arrivée sur le nouveau continent ils décidèrent que c’était une pratique malsaine et firent tout pour l’éradiquer.

Voici quelques exemples de pratiques des plus courantes :
 
L’inipi des lakotas

C’est le modèle le plus répandu chez les sioux lakota qui le nomme inipi.

Il se déroule dans une tente, « ini tipi » qui possède une armature constituées de 12 à 16 jeunes branches de saule sur lesquelles on tend des peaux ou des couvertures. L’entrée se situe vers l’ouest. Les pierres sont mises à chauffer à l’extérieur puis placées sur le sol de la hutte dans un puits central. Parfois arrosées pour créer la vapeur, elles produisent une chaleur vive qui fait transpirer les participants nus à l’intérieur. Les pierres sont amenées dans la hutte à quatre reprises pour honorer chaque point cardinal. La cérémonie dirige des prières à Wakan Tanka, le grand esprit ou grand mystère qui imprègne tout l’univers. Réalisé dans le cadre d’une guérison, d’une séance d’expiation ou d’un rite de passage, avant certaines danses sacrées (la danse du soleil en particulier).

Contre-Indications:

Dans la tradition Indienne, l'Inipi n'est pas autorisée pour les femmes qui ont leurs règles "Moontime" = "Période Sacrée". En effet, pendant cette période, les femmes vivent un processus de purification déjà très profond considéré comme une cérémonie en soit.

Elles ne pourront participer à une Inipi qu'une fois la moontime passée, c'est à dire après le quatrième jour.

Mais les femmes en période de lunes (ayant leurs règles) ont leur propre hutte. Elle se nomme Moon Lodge et on la construit sur le bord du quadrilatère de la grande hutte.

Témoignage de Léonard Peltier, prisonnier politique sioux lakota

Dans son livre Ecrits de prison, Léonard Peltier nous explique succinctement (car on ne peut révéler l’étendue et les révélations du rituel sacré et personnel), les bienfaits procurés par l’inipi.

En effet, l’inipi a été autorisé dans les prisons américaines suite à des années de combats devant les tribunaux pour que les rites amérindiens soient admis dans les prisons qui détiennent des indiens.

Cette cérémonie qui se déroule dans l’enceinte de la prison sous la surveillance armée des gardiens procure un véritable moment de liberté aux indiens, même si leur corps est encore emprisonné, leur esprit s’évade, loin bien loin avec l’aigle.

Chez les peuples de mésoamérique

Pour les peuples mayas le bain de vapeur porte de nom de temazcal, c’est un bain de vapeur qui pourrait être un condensé des méthodes amérindiennes lakota et californienne.

Le temazcal est une structure permanente qui est bâtie en pierre et recouverte de tuiles. De nos jours il est construit en pierre ou briques d’adobe.

temazcalli du Codex Magliabecchi

Le feu du temazcal est allumé dans un four adjacent à la pièce rituelle avec parfois un conduit pour y amener la chaleur. Le feu chauffe les pierres et la chaleur qui se dégage arrive dans la pièce où se tiennent les participants. L’eau est versée sur les pierres chauffées avec des plantes médicinales en fonction des indications

En Californie

La maison de sudation est uns structure qui reste toujours en place dans laquelle on allume les feux pour créer une chaleur sèche provoquant la sudation. L’avantage de cette structure c’est que les personnes peuvent y vivre en dehors des cérémonies.

Chez les innus

La hutte de sudation (sweet lodge) consiste en une cérémonie de soins et de purification qui leur permet de se connecter avec les quatre éléments, eau, terre, feu et air par le biais de la vapeur produite par les pierres chauffées à blanc. Symboliquement, l’intérieur de la hutte est le ventre de la terre-mère. Le bain de vapeur purifie le corps et l’esprit.

Quelques plantes rituelles utilisées
  • Le cèdre du canada (thuya occidentalis) : c’est une plante purificatrice qui favorise les prières, le calme, la sérénité et l’équilibre. Il apporte les énergies bénéfiques. (image)

  • Le foin d’odeur (hierochloe odorata, herbe au bison) : les indiens parfois l’appellent « cheveux de la terre mère ». c’est une plante féminine par excellence qui attire les énergies propices à l’harmonie. Pour les hommes elle est aussi bénéfique car elle incite à l’ouverture d’esprit. image

  • La sauge (salvia apiana) : c’est une plante très importante pour les amérindiens et elle accompagne de nombreux rituels. Son action est purificatrice et très puissante. La fumée purifie l’atmosphère et les fibres de l’aura, elle transforme les énergies négatives en énergies positives.image

  • Le genévrier (juniperus scopulorum) : purificateur des lieux de sommeil, permet de se souvenir de ses rêves. (image)
Le mythe fondateur de l'inipi

Tiré de "la tradition Sioux, le sang bleu du vieux rocher" de B. Dubant, d'après Lame Deer

Le mythe fondateur de l'inipi est l'histoire d'Inyan Hoksila, le garçon de pierre. Une fille avait cinq frères. Ils disparurent un à un. Elle fut seule et désespérée, voulut se tuer en avalant un caillou rond. Mais au lieu d'en mourir, elle se sentit alors en paix. Elle but de l'eau, et la pierre bougea en elle ; après quatre jours, elle accoucha d'un fils qui grandit vite. C'était Inyan Hoksila, le garçon-rocher. C'est lui qui fit la première pointe de flèche en pierre. Sa mère lui conta l'histoire de ses cinq oncles disparus, et Inyan Hoksila se mit en route. Il arriva au tipi d'une vieille et laide sorcière ; à côté d'elle, cinq ballots. Elle le pria de rester, et lui donna de la viande. Quand la nuit fut venue, la vieille lui demanda de la piétiner, pour la soulager des douleurs qu'elle avait au dos. Inyan Hoksila le fit, et il sentit sous ses pieds quelque chose d'aigu qui se dressait à côté de sa colonne vertébrale. Il sut que c'était cette chose qui avait tué ses oncles. Alors, il sauta très haut rompit le cou de la sorcière. ; Il alluma un feu, y mit le cadavre, qui fut réduit en cendres. Il sentit la présence de ses oncles dans les ballots ; les esprits lui dirent de faire un abri avec des branches de saule et des peaux de bêtes, de mettre les cinq ballots à l'intérieur d'un cercle au milieu duquel il devait placer les pierres rougies ; puis il devait prendre un récipient en peau de bête et verser l'eau sur les pierres. Il couvrit l'abri pour que l'air chaud ne puisse partit. Il vit, dans l'obscurité, que les âmes ré habitaient les corps. Et la quatrième fois qu'il versa de l'eau, ses oncles ressuscitèrent. Il leur dit : "Les pierres m'ont sauvées, et elles vous sauvent aussi. Désormais, cet abri sera sacré pour nous. Il nous donnera santé et nous purifiera.

(Remis par Guyloup)

Du site le bâton de parole ,un site sérieux sur lequel vous en saurez plus

Rédigé par caroleone

Publié dans #indigènes et indiens, #Savoirs des peuples 1ers

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D
Sweat lodge! Et non pas sweet lodge. Sweat, comme dans suer. Salut.
C
Merci pour cette précision.
J
Bonjour<br /> En ce qui concerne les cérémonies de huttes à sudation, j'ai du en suivre une bonne quarantaine, avec des guides très différents, mais tous profondément sincères. <br /> Parmi les guides que j'ai pu suivre, il y avait également des Sioux Lakotas, personnes très attachées à préserver leurs traditions. Parmi ces personnes, absolument toutes demandaient une offrande (en plus de payer le prix du bois, un stère = 50€). De mon point de vue, et du leur, c'est parfaitement normal, car il s'agit d'un échange. <br /> Ce qui me paraitrait anormal ça serait de "prendre", c'est à dire participer à la cérémonie, bénéficier du rituel, sans rien donner en échange. <br /> De ce fait, je vous serai très reconnaissant de modifier ce passage au départ de votre texte comme quoi le fait de payer serait une "profanation aux rituels sacrés amérindiens".<br /> En vous remerciant par avance,<br /> Jean
C
Je suis désolée Jean, je ne modifierais pas ce passage, je trouve normal que des amérindiens qui veulent faire profiter de leurs rites sacrés à des non initiés demandent des contreparties, cela est parfaitement leur droit, pour autant si cela relève de l'échange comme vous le dites, c'est d'autre chose dont il est question. Dans tout ce que je suis sur les peuples originaires, chaque fois ressort ceci que les rites sacrés ne se vendent pas . Je vous envoie vers un article qui me semble parlant, certes il est question des blancs qui s'approprient les rituels sacrés et en font un commerce ou alors un chemin de vie spirituel, mais malgré tout je crois que c'est assez clair quand vous lisez ceci de Mary-Brave-Bird- Crow dog : Une fois, j’avais accepté de diriger une cérémonie de sudation à Santa Fe, mais j’ai aussitôt fait marche arrière lorsque l’on m’a demandé combien je prenais. Cette ignorance souille nos traditions : un bain de vapeur est bien plus qu’une simple expérience ; c’est un rite sacré qui nous relie au Créateur. <br /> <br /> Merci de votre visite.<br /> <br /> https://itancansioux.wordpress.com/2012/12/30/coup-de-gueule-dune-femme-sioux/<br /> <br />
P
Bonjour,<br /> Je suis surpris en lisant se site et ces commentaires... La sagesse des temps anciens étaient sans doute gratuite, et la vie au quotidien que vivaient ces peuples étaient aussi sans argent....<br /> Le monde change et évolue sans cesse..<br /> Par contre un blog avec six pubs différentes qui se sont ouverte en moins de cinq minutes, en prenant vis termes, pour grandement manquer de sagesse, et avoir un interêt autres...<br /> Au plaisir
P
Bonjour, merci pour votre réponse...<br /> Pour être franc j'ai bien lu l'article au complet, et je connais quand même un peu le sujet... Il y a avait traditionnelle tout un mode de vie qui fesant que cela ce passait ainsi à l'épique, et l'homme médecine qui amenaient le sacré recevait toute sortent d'offrande... Bien sûr ne fesant pas cela pour les offrandes mais bien dans une ouverture et un don de soi...<br /> Aujourd'hui le monde évolue, est bien ou non je ne sais pas.... J'ai fait plusieurs hutte a sudation, des gratuites, des payantes, des réaliser par des profanes si je puis dire, et toute ont été intéressantes... Toutes m'ont apporté quelques choses et ouvert d'une certaine manière un peu plus les yeux.... Peut être l'important est aussi la manière de rentrer dedans, plutôt que de remettre tous sont pouvons dans un pseudo "gourou".... Sourire...<br /> Quand je vois votre réaction, effectivement la gratuité ammene à une certaine amertume.... Mais bon...
C
http://cocomagnanville.over-blog.com/la-solution-pour-bloquer-les-pubs-du-blog.html
C
Il ne faut pas toujours réagir et écrire sans savoir vraiment à qui l'on s'adresse. C'est vrai que ce site affiche des publicités mais si vous connaissiez les hébergeurs et si vous connaissiez ce site vous sauriez qu'overblog a imposé de force les publicités sur les blogs gratuits et que nous n'avons rien eu à dire si ce n'est d'aller voir ailleurs si ça nous chantait ou de demander à nos lecteurs d'activer des bloqueurs de pubs. Depuis 9 ans qu'existe ce blog, créé sur une plateforme gratuite sans publicité et ne générant aucuns revenus, demandant une somme considérable de travail pour mettre en avant des minorités, m'accuser en plus de la teneur de certains commentaires sans avoir certainement lu le contenu de l'article qui dit bien que les pratiques rituelles n'ont pas à faire l'objet de sources de revenus quelconque ce qui détruit leur fondement, c'est jeter en pleine face à une personne qui travaille sur des textes libre de droit, un ramassis de méchancetés gratuites auxquelles je ne comprends même pas pourquoi je réponds.<br /> A bon entendeur.
T
Bonjour, <br /> j'envisage ce que pourrait m'apporter l'expérience d'une hutte de sudation dans ce moment de ma vie, et je suis tout à fait en accord avec vos principes, pratiquant personnellement des soins dégagés de la notion de rémunération.<br /> Auriez-vous la gentillesse de m'inviter à l'une de vos cérémonies ?<br /> Si votre réponse est positive, nous trouverons le moyen de rentrer en contact.<br /> Merci pour votre blog<br /> MarriGori
C
Bonjour, j'aimerais répondre positivement à votre gentille demande mais hélas, je ne pratique pas de cérémonies de hutte à sudation. Ce blog est consacré aux peuples indigènes et indiens et je m'emploie à mettre en avant leurs pratiques rituelles et leurs modes de vie. J'espère que vous arriverez néanmoins à trouver à faire cette expérience dans un contexte rituel qui vous convient. Bon courage.
S
Qui vous dit que ce n'est pas le cas. Je fais des huttes depuis 10 ans et je verse l'eau depuis 4, et je me vois contraint de demander de l'argent oui, pas pour m'enrichir, mais trouver un équilibre, car chez nous les terres ont un cout, leur entretien aussi, et le temps qu'on y passe est du temps que l'on ne passe pas pour payer ses factures. Nous sommes entre plusieurs monde et à chacun d'y répondre comme il le peut. Le sacrifice pour autrui est aussi un acte qui n'est pas sage dans la mesure ou il génère en nous du mal être et du déséquilibre. Beaucoup d'entre nous ne reconnaisse plus la "masse" de la terre, ce qu'elle demande pour vivre en harmonie avec elle. Il n'appartient pas à certains de porter le poids de la vie des autres. C'est ainsi. Je parle bien sur pour moi, je ne vais pas m'amuser à juger les autres, car c'est un peu hasardeux de faire des généralités, bien que d'un certain point de vue oui, il y a sans doute de l'abus, mais la nature n'est pas folle et nous sommes transparent, si on ne se courbe pas elle ne se courbe pas non plus. La sagesse est à sa place et nul ne la viole. C'est nous même que nous abusons.
C
Je peux comprendre votre problématique Serge et je vous souhaite de continuer avec vos valeurs à porter ce qui vous semble juste.
S
"Aussi, vous saurez que tous les sites que vous trouvez proposant des expériences de hutte de sudation (ou sweet lodge) demandant rémunération sont des profanations aux rituels sacrés amérindiens. " - ah ok, rien que ça? Au moins c'est facile comme ça. Et les noirs sont tous africains ils n'ont rien à faire là. J'ai appris au cours de cette pratique à écouter la nature, et le coeur qui me fait. Est-ce une profanation?
C
Vous avez votre propre opinion qui ne semble pas conforme à celle exprimée dans cet article et sur ce blog. Les peuples indiens et leurs rites et coutumes ne sont aucunement liés avec une notion de profit ou d'enrichissement. Leurs pratiques sont en vogue car elles suscitent un intérêt croissant chez les occidentaux en mal d'évasion et de mieux-être. Que des personnes bien ou mal attentionnées surfent sur cette tendance, ça les regarde ainsi que les personnes qui y ont affaire. Pour autant, je pense que pour profiter au maximum d'un savoir ancestral il faut être en cohérence et connaître les autochtones qui pratiquent ces rituels. Etre acceptés par eux et profiter d'une hutte à sudation en leur compagnie, là est le vrai challenge et le véritable intérêt pour l'esprit et le corps. La sagesse ne s'achète pas, c'est ainsi.