Georges Ibrahim Abdallah, trente ans de prison et ce n'est pas fini

Publié le 23 Novembre 2013

22 novembre 2013 |  Par Michel Deléan

Condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, le militant communiste libanais Georges Ibrahim Abdallah, 62 ans, entre dans sa trentième année de détention dans les prisons françaises. Depuis 1999, toutes ses demandes de remise en liberté ont été rejetées, sur fond de pression des Etats-Unis. Des personnalités, des élus et l'ancien directeur de la DST demandent aujourd'hui sa libération.

«Aujourd’hui, c’est certainement le plus ancien prisonnier politique en Europe », assure son avocat, Jean-Louis Chalanset. Le militant communiste libanais Georges Ibrahim Abdallah, 62 ans, entre dans sa trentième année de détention dans les prisons françaises, et vit une situation que l’on peut qualifier de kafkaïenne, sa libération se heurtant à une série d’obstacles toujours insurmontables. Pourtant libérable depuis 1999, et alors que tant d’autres ont regagné leur pays, ce vieux prisonnier, considéré comme terroriste, est en butte à ce qu’il faut bien appeler la raison d’État. Il est actuellement détenu dans la centrale de Lannemezan, dans les Hautes-Pyrénées.

25 octobre 1984. Georges Ibrahim Abdallah est interpellé par hasard à Lyon, où il est de passage pour récupérer la caution d’un appartement de location. Porteur d’un vrai-faux passeport algérien, il est rapidement identifié comme un militant clandestin libanais d’une certaine importance.

Ancien membre du Front populaire pour la libération de la Palestine (FPLP), Georges Ibrahim Abdallah a été blessé lors de l’invasion du Sud-Liban par Israël en 1978. En 1984, il est devenu un responsable de la Fraction armée révolutionnaire libanaise (FARL). Il s’agit d’une petite organisation d’obédience marxiste, regroupant quelques familles originaires du Nord-Liban, et qui entend réagir à l’invasion du Liban par Israël en exportant la guerre en Europe.

On attribue notamment aux FARL deux assassinats commis à Paris en 1982 : celui du lieutenant-colonel Charles R. Ray, attaché militaire de l’ambassade des États-Unis en France, le 18 janvier, et celui du conseiller de l’ambassade d’Israël en France Yacov Barsimentov, le 3 avril. À cette époque, les FARL revendiquent aussi (conjointement avec les Brigades rouges) l’assassinat du général américain Leamon Hunt, le 15 février 1984 à Rome.

Avec Jacques Vergès, lors de son procès
Avec Jacques Vergès, lors de son procès © Reuters
 

Mais lors de son arrestation à Paris, en octobre 1984, Georges Ibrahim Abdallah n’est pas impliqué dans cette série de crimes. Il n’est alors poursuivi que pour « association de malfaiteurs », et sera condamné pour cela à quatre ans de prison ferme et une interdiction de séjour de cinq ans, le 10 juillet 1986, par le tribunal correctionnel de Lyon.

 

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Rédigé par caroleone

Publié dans #prisonniers politiques, #Georges Ibrahim Abdallah

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