Premières interventions en Francais du CNI (congrès national indigène)

Publié le 22 Octobre 2013

Chiapas: 17 y 18 de agosto cátedra “Tata Juan Chávez Alonso” en el primer aniversario de su ausencia
 
 

Paroles de Juan Chavez Alonzo Rodriguez

 

Frères et sœurs,
Bonjour à toutes et à tous, le peuple p’urhepecha vous salue cordialement. Nous saluons le Commandement Général de l’Exercice Zapatiste de Libération Nationale, au Congrès National Indigène, à la société Civile Nationale et Internationale ici présents. Notre frère ainé, Juan Chavez Alonso qui n’est pas présent physiquement avec nous, mais sa pensée, sa digne sagesse, son cœur se retrouvent dans chacun de nous.
Je veux partager les moments de la vie que j’ai partagé avec lui, il nous a enseigné l’amour pour la Terre mère, la valeur qu’a notre maïs sacré, l’amour de tout l’habitat, les forêts et les fleuves, les plantes, les marres, les minéraux, tout ce qui constitue le véritable territoire des peuples originaires de cette planète Terre. Il nous a aussi enseigné à renforcer notre véritable culture, a continuer d’être les peuples que nous sommes, à savoir exercer nos droits, à la libre détermination, base de l’autonomie pour pouvoir décider de notre destin, au bénéfice de nos nécessités, en prenant en compte tous ces désirs qui étaient son souhait sont reflétés dans les Accords de San Andrés Sacamch’en de los pobres, signés par l’Exercice Zapatiste de Libération Nationale, le Gouvernement Fédéral et la Cocopa dans les années 1996.
Pour la reconstitution intégrale des peuples originaires. « Plus jamais un Mexico sans Nous »
 
 

Paroles du professeur Francisco Reyes Morales

 

Chari sesikijimbo en´katzi ishua jaka llaminduecha.
Avec votre permission à vous tous ici présents, avec la permission du Commandement General de l’Exercice Zapatiste de Libération Nationale du Congres National Indigène, des adhérents a la Sixième déclaration de la Selva Lacandone, National et International. Les peuples originaires de tout le pays, venant de très loin dans le temps, sommes ici présents, les indigènes, et non les indigènes oubliés, femmes et hommes simples qui n’avons pas de relation avec le mauvais gouvernement émanant des partis politiques. Parler de Tata Juan Chávez Alonso c’est parler de la défense de notre territoire comme nations, tribus, communautés et quartiers, les conditions d’expropriation dont nous souffrons tous, la destruction de la terre mère, l’exploitation, les abus et l´humiliation du système capitaliste. Notre mémoire comme peuple, dans ce processus de lutte, de prise de conscience et de réveil de nos peuples originaires, des hommes tel que Tata Juan Chávez Alonso qui ont lutté pour que nous ne désapparaissions pas comme peuple, cela vaut la peine d’offrir avec amour et sacrifice notre vie à une cause si digne, après des siècles de mensonges et d’espoir vains laissant ainsi l’appauvrissement, la corruption et la misère provoqués par les riches, complices des mauvais gouvernements. Il est temps que nous soyons désormais les architectes de notre propre destin, que la nation toute entière lutte pour un nouveau pays, dans lequel il reste plusieurs mondes, que nous fassions notre propre chemin, que nous cherchions des formes de partage rationnelles et de développement équilibré, sans impliquer la destruction de notre environnement, c’est ce dont l’humanité toute entière a besoin, contre le modèle néolibéral qui veut nous priver des sources de survie en vue de nous soumettre, de nous enlever les savoirs de notre production alimentaire et notre vie communautaire, qui sont la base de la résistance. Tata Juan, ton départ nous fait souffrir jusqu’au fond du cœur, tu es une référence à suivre pour nous les peuples originaires. Plus jamais un Mexique sans nous.
Irieta Púrepecha. (pueblo Purepecha).
 

Communiqué du peuple Kumiai

 
Bref message des frères Kumiai de San José de la Zorra.
Nous voulons faire savoir aux compañeros y compañeras réunie(s) dans la Cátedra que les peuples natifs de Basse Californie et plus précisément de SanJosé de la Zorra, bien que nous ne soyons pas tous présent, nous sommes là et nous continuons la lutte pour la récupération, la protection et le respect de nos terres, de nos cultures, de notre eau et de nos forêts, ainsi que de tout ce qui vient de nos dieux, nous sommes les indiens Mat tipay de la tiera.
 
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L´Initiative zapatiste arrive à réunir les peuples indigènes du Mexique.
 
L´un des faits les plus marquants qui a marqué la vie du Congrès National Indigène fut la trahison en 2001, que l´état Mexicain a fait durant les accords de San Andrés signés avec l´EZLN en février 1996.
 
 
La défense autonome des territoires et culturel ancestraux face à leurs principales menaces (mines, tourismes, barrages, gazoducs, projets éoliennes, routes, entre autre mégaprojets...) la construction et exercice de l´autonomie, et son renforcement interne, sont les préoccupations et demandes des peuples, nations, tribus et colonies indiennes du Mexique, qui conforment le Congrès National Indigène (CNI), instance en réseau qui sera "relancée" dans la récemment annoncée " Catedra Juan Chavez Alonso", qui se fêtera ce week end à San Cristobal de Las Casas.
 
Le cni a été convoqué en janvier 1996 et conformé en octobre de cette même année par initiative de l´Armée Zapatiste de Libération Nationale" (EZLN). Au cours de ces 17 ans, les peuples indigènes ont affronté diverses offensives gouvernementales, mais aujourd´hui comme l´ont dit dans la communauté Wixarika de Bancos de San Hipolito, " comme jamais il existe une attaque intégral avec de multiples fronts contre nous, et les saccages aux territoires de la part des caciques, entreprises et les mauvais gouvernements sont devenus plus agressifs dans leur guerre d´extermination qui a commencé il y a plus de 500 ans".
 
A un an de la mort accidentelle de Don Juan Chavez Alonso, purhépecha de Nurio Michoacan, fondateur et leadeur moral du CNI, l´ezln et plusieurs peuples indigènes de tout le pays, ont annoncé qu´avec "leur regard comme horizon", les organisations indigènes se réuniront en aout pour "soulever une tribune la ou les peuples originaires du continent seraient écouter par ceux qui auraient une oreille attentive et respectueuse de leur parole, leur histoire, leur lutte de résistance."
 
Ouverte au public et pensé pour donner continuité a la première rencontre des peuples indigènes d´Amérique, célébré en octobre en 2007, au Vicam, Sonora, dans le territoire de la tribu yaqui, la Catedra Tata Juan Chavez Alonso, prévoit aussi "avec une convocation plus large" le renouveau de la CNI pour lequel se fera "un appel commun avec les peuples originaires du continent."
 
Le premier évènement de la catedra sera les journées 17 et 18 aout de 2013, mais on prévoit, dut a son caractère itinérant la réalisation d´autres cessions dans "divers points de l´Amérique originaire dans tout le continent, conformément a la géographie et le calendrier qui seront prise en accord avec leurs convoquant et ceux qui adhéreront à cette opportunité".
 
Dans la catedra seront les organisations indigènes, des représentants, et délégués de villages, communauté et quartiers originaires, qui prendront la parole et raconteront "avec leur propre voix leurs histoires, douleurs, espoirs, et surtout leur lutte de résistance."
 

La tribu Yaqui en lutte contre l´aqueduc Indépendancia avec lequel ils comptent couper l´accès à l´eau, le peuple wixarica qui défend le site sacré de Wirikuta, et le reste de leur territoire contre les mines, la communauté coca de Mezcala qui ne se rend pas face à la défense de leur ile, et de son patrimoine culturel, l´assemblée populaire Juchiteca en pleine résistance contre les projets éoliens, le peuple ñahñu de Atlapulco qui continue la défense de leur territoire contre un projet routier, font parties des convoquants qui signent en dessous de la comandancia générale de L´EZLN