La terre-orange sur le sentier de la guerre

Publié le 11 Octobre 2013

La terre-orange sur le sentier de la guerre

La terre-orange,

dans ses cheveux

a accroché de longs rubans de vigne-vierge,

à ses oreilles,

des grappes de raisin muscat.

Elle a maquillé ses yeux

d’un rimmel Amazone

aux eaux-limon, aux eaux rouillées,

puis

sur sa bouche généreuse,

elle a glissé le roucou rouge-vif,

rouge-terre.

Sur ses joues d’orange moelleuse,

elle a dessiné deux rayures au charbon de bois,

et à son menton percé,

une pointe en bambou

laissant s’écouler goutte à goutte

le jus de ses entrailles.

La terre-orange,

parure-nature,

s’est habillée comme ses enfants.

Elle a lustré son diamant.

Elle est fin –prête pour l’aventure.

Parure-guerrière sur le sentier,

elle s’émancipe,

et décide de ne plus laisser faire

aucune guerre sans sortir ses tripes.

Carole Radureau (09/10/2013)

Ce texte est libre de droit et diffusé sous licence creative commons

Rédigé par caroleone

Publié dans #Mes anar-poèmes

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
R
La liaison overblog orange a repris et c'est tant mieux pour ce poème<br /> @+ donc...
C
Merci Roger, tu me fais bien plaisir.<br /> <br /> On va finir par en faire du jus de cette orange (la terre puis l'autre idiote)<br /> Bon, c'est un peu déjanté c'est vrai, ma famille s'est moqué de moi quand je leur ai raconté et je vais dire comme mon petit Ferrat du jour : Excusez-moi !!<br /> <br /> Amitiés du samedi<br /> <br /> caro