Jeudi 23 février 2012 4 23 /02 /Fév /2012 20:07

 

L'auteur de cette lettre est Juan Gualberto Gomez, un afro-cubain né en 1854 qui était un leader révolutionnaire de la guerre d'indépendance cubaine aux côtés de José Marti. Je lui consacrerais certainement un article très bientôt.

 

caroleone

 

 

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Portal cubarte

 

 

La Havane a rendu un splendide hommage à la mémoire immortelle de l´illustre José Martí à l’occasion de l’anniversaire de sa naissance. Il est sûr que, dans toute l´Île, tous les cœurs cubains se sont également sentis émus en évoquant le souvenir du jour heureux où Cuba a vu naître un fils qui, avec sa constance laborieuse et son effort génial, a réuni les vaillants éléments et a unifié les volontés nécessaires pour que son pays se lance de nouveau à la conquête de sa liberté et de son indépendance.

Ami et compagnon de Martí dans le travail révolutionnaire, il me vient à l’esprit en ce jour glorieux le souvenir de deux circonstances que je n’oublierais jamais car ils vivent en moi comme les émouvantes caractéristiques de mes relations avec ce glorieux compatriote.


1


Martí et moi nous sommes connus vers la fin de 1878. Le « Pacto del Zanjón » nous avait surpris tous les deux à l´étranger : lui, dans une des républiques d´Amérique Centrale, et moi, au Mexique. Ce fut dans le cabinet du célèbre juriste, éloquent orateur et amoureux des lettres, don Nicolás de Azcárate, où nous nous sommes vus pour la première fois. Don Nicolás de Azcárate avait dû aussi émigrer au Mexique, où nous sommes devenus des amis, poursuivis par l´intransigeance coloniale. Martí a trouvé sa première occupation dans son cabinet, là je lui fus présenté par don Nicolás, et là une relation intime est né entre nous qui a resserré et fortifié l´identité de nos opinions en ce qui concerne le destin de notre Patrie. Nous estimions le « Pacto del Zanjón », que nous n´approuvions pas, non pas comme le dénouement naturel et définitif de la Révolution de Yara, mais comme une trêve surgit de façon inespérée, et que Cuba devait rompre dès qu´elle pourrait. Pour arriver à ce but, tous ceux qui pensaient ainsi dans l’Île, ont commencé à conspirer afin de réunir des ressources et des volontés pour entreprendre de nouveau la guerre libératrice. J´appartenais évidemment à un club révolutionnaire secret, comme secrétaire. Martí faisait partie d’un autre.


Après le cabinet de don Azcárate, Martí est ensuite passé à celui de Miguel Viondi, un autre excellent cubain. Tous les après-midi nous nous réunissions, Martí et moi, dans le bureau que j´avais dans le cabinet de Viondi, qui se rendait compte de ce que nous faisions, mais qui nous regardait avec une sympathique bienveillance et une discrétion chevaleresque.

La tâche sur laquelle nous conspirions donna son fruit. En 1879 éclata la guerre qui est connue dans le vocabulaire séparatiste sous le nom de la « Guerra Chiquita » ; non pas parce qu´elle manquait d´impulsion ou d´importance, mais parce qu´elle a eu une courte durée. En Oriente et à Las Villas, le mouvement armé parvint à impressionner fortement le gouvernement espagnol. Pour aider les soulèvements en armes, pour en provoquer de nouveaux, les clubs havanais estimèrent nécessaire d´unifier leur action ; et à cet effet, une assemblée des présidents et des secrétaires de ces clubs fut convoquée, elle eut lieu une nuit dans le village voisin de Regla. Lors de cette assemblée fut créé un comité central, dont Martí assuma la présidence.


L´idée parut excellente car dès ce moment l´enthousiasme augmenta et, avec lui, la croissance des ressources en armes, munitions et argent pour aider les soulèvements de Las Villas et préparer une insurrection dans la province de La Havane. Mais, finalement, l´idée s´avéra funeste. Etant donné que les clubs travaillaient isolément, il était difficile au Gouvernement de connaître l´existence de tous et de mesurer l´importance de leur tâche. À partir de la réunion de Regla, leur espionnage s’intensifia et devint plus efficace pour la simple raison que deux ou trois membres de clubs présents à cette réunion  étaient des espions du Gouvernement, et ils transmettaient ce qu’ils savaient.

Après quelques semaines comme président du comité central, Martí fut emprisonné. Et le souvenir de ce fait est le premier des deux auquel je me référais au début de cet écrit.


2


Martí vivait dans une modeste maisonnette, mais allègre et propre, qui existe encore : le Nº 42 de la rue Amistad, entre les rues Neptuno et Concordia. Un matin durant lequel nous avions beaucoup travaillé dans son bureau, et que nous devions continuer à travailler sur l´ajustement des affaires d´intérêt pour Las Villas, il m´invita à déjeuner chez lui. Nous étions encore à table, lui, son épouse distinguée et moi, quand le heurtoir de la porte de la rue résonna. Son épouse se leva et ouvrit. Un paravent séparait la petite salle à manger du salon et je ne vis pas le visiteur. La femme de Martí dit à son mari : « Le Monsieur qui est venu te chercher il y a un moment et à qui j’ai dit l´heure où il pouvait te voir, est ici. Il dit que tu termines de déjeuner, car il n’est pas pressé et il attendra ». Nonobstant – je me le rappelle bien – Martí se leva et, avec la serviette encore à la main, il passa dans le salon. Après un court moment il revint à table et, avec un calme absolu, il dit à son épouse :


« Que l’on m’apporte le café tout de suite car je dois sortir immédiatement », et il entra dans sa chambre. Je l’ai vu ouvrir son armoire, qui était face à moi, car j´étais assis de dos à la salle ; chercher quelques pièces de monnaies dans un tiroir, appeler sa femme à qui il dit quelques mots que je n´entendis pas. L’employée de maison servit le café, Martí revint à la table et, debout, il but son café à petite gorgée, en se dirigeant vers moi il me dit : « Prenez votre café avec calme : vous êtes chez vous, et veuillez m’excuser, mais ce que j’ai à faire est urgent ». Il me serra la main, il prit son chapeau et il s´en alla avec le visiteur, pour moi inconnu jusqu´à ce moment. Depuis ce jour et cette heure, je n’ai pas revu Martí.

En effet, dès qu´il est sorti de chez lui, son épouse, prise d´une grande angoisse, les larmes aux yeux, m´a dit : « Ils ont emmené Pepe ; cet homme qui est venu est un policier. Je l´ignorais. Pepe me charge de vous dire de courir et d’aller voir dès que possible où ils l’ont emmené et que vous avisiez don Nicolás Azcárate ».


Je sortis immédiatement avec toute la rapidité qui m’était possible. En entrant dans la rue de Neptuno j´ai pu voir Martí avec son accompagnant, à une certaine distance. J’allais l´atteindre, quand je vis à l´arrêt des fiacres qui existait dans le square Neptuno et Consulado, qu’ils entraient dans l’un de deux. J´ai pressé le pas, j’ai pris une autre voiture, je les ai suivis et je les ai vus descendre au Quartier général de la Police, situé dans le même édifice de Empedrado et Monserrate qu´il occupe actuellement.


Accomplissant la demande de Martí, j´ai informé Azcárate. Grâce à lui, qui avait une grande influence dans le Gouvernement, l´isolement fut levé et Il a eu la permission de voir Martí. Avec Azcárate j´ai reçu des clés et l´ordre de prendre une petite mallette dans le cabinet de Viondi pour la remettre à don Antonio Aguilera, alors délégué provincial, qui prit la place de Martí. Trois jours après sa détention, un vapeur du courrier partait pour l´Espagne, emportant Martí pour la métropole, car aussi bien pour les conseils d´Azcárate, que de sa propre inclination pour les procédures douces, le général Blanco, capitaine général de l´Île, préféra le déporter que de le soumettre à un jugement.


Je le répète : depuis le jour de sa détention, nous ne l´avons pas revu.


Quelques semaines après la détention de Martí, don Antonio Aguilera fut emprisonné. Le plus singulier du cas est que ce dernier, la veille de son arrestation, est venu me voir le soir sous la pluie, enveloppé dans une grande capote pour m’apporter la fameuse mallette que j’avais récupérée dans le cabinet  de Viondi et que je lui avais remis à la demande de celui-ci


« J´ai appris par une personne digne de confiance – me dit Aguilera – que d´un moment à l’autre ils doivent m’arrêter. Je ne sais pas comment cela a pu arriver car je me déplace avec beaucoup de précaution. Mais il est vrai que non seulement on sait ce que je fais, mais la police est informée que je possède des documents de grande importance qui ont appartenu à Martí dans cette mallette. Peu le savent, et de ceux-ci je ne sais qui soupçonner. Je vous l’apporte pour que vous cherchiez un lieu sûr où la cacher. Prenez la clé. S´ils m’arrêtent, ouvrez-la, et informez-vous des documents qu´elle contient. En outre, s´ils m´appréhendent, il faut envoyer un émissaire sûr à Santa Clara avec ces autres documents que je vous laisse. »


Quelle époque ! J’ai accepté sans hésiter. Nous nous sommes embrassés fortement. J´ai emporté la mallette dans un lieu sûr. Pour moi il y a toujours eu, parmi mes amis, des gens sur lesquels j´ai pu avoir confiance et qui, pour leur position modeste et même pauvre, comme la mienne, s´avéraient quasi insoupçonnables de la part des autorités espagnoles.

Comme le craignait Aguilera, deux jours plus tard il a été arrêté et envoyé en Espagne, comme Martí. J´ai ouvert la mallette et j’ai trouvé des démarches q’il fallait accomplir. J´ai envoyé l´émissaire qui m´a paru le plus sûr à Las Villas… quand, quelques jours après, j´ai été arrêté, conduit à la forteresse du Morro et déporté à Ceuta ! La mallette fatale portait malheur à tout ceux qui la possédait. La veille de mon départ pour l´Espagne, j´ai connu la cause du mystère : un des hommes les plus importants des clubs conspirateurs, lieutenant-colonel de la Guerre des Dix Ans, s’était mis, par vengeance de ce qu´il estimait un affront, au service du Gouvernement. Nous ne nous sommes pas méfié de lui. Il savait dans quelles mains se trouvait la mallette laissée par Martí, et il savait qu’elle contenait des documents sur les travaux révolutionnaires. Tant que je pouvais passer comme un de plus, mon rôle n’avait pas d´importance. Dépositaire de la mallette, je devenais efficace et dangereux. De là ma déportation.

Je suis resté dix ans en Espagne : de 1880 à 1890. Quand je suis arrivé, Martí s’était déjà échappé et était de retour en Amérique. Quand je suis revenu à Cuba, nos routes s’étaient tant éloignées que nous ne maintenions même pas une correspondance.


3


En revenant à Cuba, en 1890, je venais avec un but délibéré : fonder un journal pour commencer une propagande franche et ouverte des idées séparatistes, estimant que les lois ne pouvaient me l’interdire, comme on n´avait pas pu interdire la propagande républicaine en Espagne, déclarée légale par le Tribunal Suprême de notre ancienne métropole. J’ai fondé le journal La Fraternidad, nettement séparatiste. Dénoncé pour un article intitulé « Pourquoi nous sommes des séparatistes », emprisonné pendant huit mois, condamné à une peine relativement légère par l´Audience de La Havane, malgré la brillante défense de González Lanuza, j´ai porté le cas à la Cour Suprême d´Espagne où, défendu par don Rafael María de Labra, j´ai obtenu la cassation de la sentence, la reconnaissance que la propagande de l´idéal de l´indépendance était licite.


Ceci se passait entre 1890 et 1891.


Martí, en connaissant ma campagne, m´écrivit depuis New York, pour me féliciter. Quand, plus tard, il fonda le Parti Révolutionnaire Cubain, aux Etats-Unis, nous correspondions de nouveau et, une chose plus singulière, il y avait des conspirateurs dans l´Île qui étaient en accord avec moi, comme cela eut lieu à Matanzas, où l´ingénieur Emilio Domínguez, le docteur Pedro Betancourt, les frères Acevedo, José D. Amieva et d´autres avaient constitué un club révolutionnaire.


L’action du Parti Révolutionnaire Cubain s´accentuait et je résultais, sans le chercher, l´intermédiaire naturel entre les conspirateurs d’ici et Martí. Peu à peu, notre correspondance devint hebdomadaire, bihebdomadaire, presque continue. Les faits, et sa confiance, et la confiance du travail fait à Cuba, me donna le dangereux, mais très honorable rôle de porter entre nous la représentation de celui qui arborait le titre de Délégué du Parti Révolutionnaire Cubain.


Quelques lettres ont été sauvées de ma longue correspondance avec lui, surtout certaines reçues durant les mois de novembre, décembre, janvier et début février de 1895.

J´ai surtout la dernière, écrite la veille du jour où il est parti à Saint-Domingue pour rencontrer le Général Máximo Gómez, pour venir mourir à Cuba. Après m´avoir chargé de m’adresser dans l´avenir, à Gonzalo de Quesada, qu’il appelait « mon fils spirituel », il terminait sa lettre avec ces phrases nerveuses : « Vous reverrai-je… ? Vous écrirai-je à nouveau… ? Je me sens si lié à vous, je me tais ... Nous conquerrons toute la justice ».

Telle a été la dernière fois que je vis Martí, en 1880, et tel est le paragraphe, pour moi inoubliable, de la dernière lettre qu’il m´écrivit en 1895.


Revista Bimestre Cubana, 1933.


Ce texte fait partie d´un compendium réalisé pour la Revue Bohemia, publié sous le titre Cómo vieron a Martí algunos de los que lo conocieron, le 25 janvier 1963.

 

 

 

Revue Lettres de Cuba
Année 2011
Numéro 1
Lettre

 

 

 

 

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Par caroleone - Publié dans : CUBA à l'honneur - Communauté : Un PCF de lutte des classes !
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Jeudi 23 février 2012 4 23 /02 /Fév /2012 19:19

 

Pour toi mon cher Serge, j'espère que tu ne connais pas encore cette vidéo !!

 

Bises

 

caro

 

 

 

Par caroleone - Publié dans : chansons et vidéos
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Jeudi 23 février 2012 4 23 /02 /Fév /2012 18:59

 

Un artiste talentueux doublé d'un fin analyste comme je les aime....une jolie découverte !!

 

Caroleone

 

 

 

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                                                                   Les réformes d'austérité espagnoles,
                                                                      linogravure de © Benjamin Baret ®

 

 

 

    C'était une foule gigantesque qui défilait hier dans toutes les villes d'Espagne. Plus de 1 million en tout selon les syndicats, 300 000 selon la police. Les Espagnols durement frappés par le chômage (la moitié des 16-24 ans, le quart de la population active.). Ils manifestaient contre une nouvelle réforme du travail.
    Voilà ce que tous les médias de masse ont dit, sans aller plus loin. Mais quelle est la cause de cette « grogne », comme diraient les JT, faisant ainsi passer les mécontents pour des cochons, dont le grognement est le cri?

    Pourquoi les Espagnols « grognent »-ils comme des cochons?
Parce qu'un "décret-loi" a été adopté par le gouvernement conservateur, sans passer par la case Assemblée. Mais outre la forme dictatoriale de cette mesure anti-chômage et anti-crise, c'est le contenu de cette révision du code du travail qui est mise en cause.

    Voila ce que contient cette réforme-:


En gros:

-Elle facilite le licenciement:

     -la durée d'indemnisation maximale passe de 42 à 24 mois. Le chômage est accordé à valeur de 33 jours par année travaillée, contre 45 auparavant.

    -promotion du licenciement économique: les entreprises peuvent virer leurs employés à hauteur de 20 jours par année travaillée, pendant un an maximum (quel est le minimum?) si l'entreprise enregistre 9 mois successifs de baisse de salaire.

    -suppression de la négociation avec les syndicats pour un plan de licenciement, car cela entraînait trop d'indemnisations complémentaires.

        Ainsi, les entreprises auront moins de scrupules budgétaires à virer leurs employés. Mais cette réforme vise à diminuer le chômage! Si, si! C'est ce que le gouvernement espagnol a dit! Autant soigner les banques en leur donnant de l'argent...

-Elle invite à une précarisation illimitée:

     -Les CDD peuvent être enchaînés par un même salarié sans limite maximale.

        Grâce à cette loi d'ores et déjà appliquée, l'entreprise peut disposer d'esclaves. Les CDD interdisent les perspectives d'avenir. "Je crains que notre génération ait moins de droits que celle de mes parents, que nous ne vivions pas aussi bien. Je sens que l'Espagne et l'Europe retournent en arrière avec ce genre de réformes", confiait Jordi Alsedo, un étudiant ingénieur de 23 ans, vêtu de noir, d'après l'AFP et tous les médias de masse.

-Elle offre des avantages fiscaux paradoxaux aux entreprises:

    -Pour un CDI d'au moins 3ans (voilà le paradoxe!) accordé à un jeune de 16 à 30 ans ou un chômeur longue durée de plus de 45 ans, les PME touchent 3600 euros de déduction fiscale.

        Ce qui fait un employé payé pendant 3 mois par l'état, et gratuit aux PME. Quelle aubaine! Et cette réforme vise à rembourser la dette!

    Conclusion: Cette réforme donne carte blanche aux patrons et actionnaires pour disposer d'espagnols-esclaves. Il y a de quoi s'alarmer! C'est bien normal que les Espagnols se révoltent! Mettre leurs emplois sur une sellette facilement expulsable, leur donner le statut officiel d'intermittent du travail, payer les employeurs avec l'argent des employés pour baisser des statistiques, etc...


    Je ne suis pas violent, je soutiens avant tout le droit à la vie. Mais face aux décrets antisociaux et antidémocratiques que les gouvernements d'Europe mettent en place, il serait temps de se réveiller. Le couteau que les Grecs ont sous la gorge s'étend aux gosiers de tous les peuples d'Europe. Ceux qui le tiennent sont la BCE et le FMI. Ce sont eux qui exigent que l'on rembourse ces dettes colossales et illégitimes. Les politiciens acquiescent sans sourciller. Donc les peuples qui ont élu de tels représentants vont en subir les conséquences. Ce n'est que le dernier maillon de la chaîne qui trinque! 

    A qui? A quoi? Qui sont les créanciers de la dette européenne? les intérêts payés par l’État au titre de la dette enrichissent avant tout les actionnaires des banques et des assurances (preuve ici). Ah! D'accord! Donc nous devons rembourser l'argent qui travaille tout seul!

    Une petite vidéo du journal de personne dit cela en introduction:

« Non… ne me dites pas que votre argent travaille, ce sont les hommes qui travaillent, qui suent et qui saignent pour que la planche à billets fonctionne.
Ne me dites pas que ce sont les hommes qui font travailler l’argent… dites-moi que ce sont des hommes qui font travailler d’autres hommes et leur volent le fruit de leur travail…
On nous vole notre force de travail… la seule chose qui vaille ! »


 

    La Grèce subit son éniéme plan d'austérité, dicté par les banques qui ont d'ailleurs causé cette crise. Elles jouent au loto. C'est au tour de l'Espagne aujourd'hui. Demain, à qui le tour? à la France? Attendons le joli mois de mai pour se prononcer.


    Un article de Benjamin Baret, issu d'actualinos

 

 

 

 

 

           
 
Par caroleone - Publié dans : L'europe, parlons- en ! - Communauté : Pour la grève générale !
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Jeudi 23 février 2012 4 23 /02 /Fév /2012 16:23

Accapareurs, pilleurs, pollueurs et cie…….

 


 

HOLCIM et les cakchiquel, cimentons les relations humaines

 


 

Encore une compagnie suisse qui se distingue par ses bonnes manières dans les terres du sud !!

 

 

 

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PEDIGREES


 

 

 

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Société : HOLCIM  SA


Siège social : Zurich (Suisse)


Propriétaire : Famille Shmidheiny


Création : 1912

 

Domaine d’activité : Fabrication de ciment, béton et dérivés, leader mondial


Production dans le monde : ciment : 205 millions de tonnes

                                             Béton : 38 millions de tonnes

                                             Gravier et sable : 170 millions de tonnes

 

Chiffre d’affaire (2010) : 21.65 milliards de francs suisses


Filiale au Guatemala : CEMENTOS PROGRESO SA (Holcim détient 20% des parts)


Territoire : San Juan Sacatepéquez

 

 

 

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Cementos progreso se revendique du développement durable entre autre :


-        Assurer les meilleures pratiques dans les opérations


-        Promouvoir les relations communautaires dans les zones d’influence de la société.


On verra ça plus loin…….


Projet : la construction d’une carrière et d’une cimenterie sur 2000 hectares de terres indigènes


Coût du projet : 600 millions de dollars


 

 

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Un peuple menacé : Les cakchiquel

 

 

 

 

 

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Douze communautés indigènes descendantes des mayas cakchiquel sont en lutte contre le projet de cimenterie auquel participe la firme suisse HOLCIM. Ils sont regroupés dans une association nommée Quamolo Ki Aj Sanjuani et défendus par une avocate. Il faut rappeler que les communautés mayas du Guatemala sortent à peine de trente années de génocide.

 

Les conséquences pour les populations et l’environnement :

 

-        Recrudescence de violence dans les environs des communautés : une dizaine de morts !!


-        Répression brutale de la police, 60 personnes emprisonnées (4 depuis 3 ans accusées de terrorisme)


-        Répression de la part des travailleurs et des sympathisants


-        La cimenterie utilisera 900.000 litres d’eau par tranche de 8 heures, 24 heures sur 24 : manque d’eau pour les cultures des indigènes


-        Dépôt de poussière sur les cultures


-        Pollution de l’environnement


-        Conséquences sur la santé


-        44 plaintes déposées par les communautés pour violences, un seul criminel présumé est en prison.

 

 

Retrouvez les CAKCHIQUEL sur cocomagnanville

 

 

 

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Les autorités refusent la consultation et la mise en application de la convention 169 de l’OIT.

Après l’arrivée des machines excavatrices, deux collines ont été dépecées pour en tirer les matériaux nécessaires au ciment. Un travail non stop, 24 heures sur 24, qui n’a pas laissé les habitants dormir en raison du bruit... «Les poussières nous cachaient le soleil. Les iguanes et les tortues se réfugiaient dans nos maisons, les coyotes sillonnaient nos champs», raconte Mauro Cosojay Turuy.


Six mois plus tard, le chantier est suspendu. Car les autochtones ont remué ciel et terre pour alerter l’opinion nationale et internationale. Les mobilisations atteignent la capitale et le Parlement... Une table ronde pour le dialogue est mise sur pied. Les communautés demandent des garanties pour leur sécurité et pour leur accès à l’eau, à la terre et à la préservation de l’environnement.

Une table ronde pour le dialogue est mise sur pied. Les communautés demandent des garanties pour leur sécurité et pour leur accès à l’eau, à la terre et à la préservation de l’environnement

Une étude d’impact, réalisée par des experts européens, est alors proposée par le Haut-commissariat de l’ONU pour les droits humains. La firme renâcle, puis quitte unilatéralement les négociations fin 2008.

 

Gouvernement militaire

Depuis lors le climat s’est apaisé. L’exploitation de la cimenterie reste au point mort. Mais l’autorisation d’exploitation est toujours en vigueur: «Nous pensons que l’entreprise attendait l’entrée au pouvoir du nouveau gouvernement, ce 14 janvier, issu des élections de septembre dernier», indique Carmela Curup Chajón. Un gouvernement militaire dont la bourgeoisie locale attend plus de «fermeté» encore envers le peuple. La répression contre les communautés locales pourrait donc reprendre de plus belle d’ici peu...

 

 

L’article sur le courrier (Sang contre ciment au Guatemala)

 

 

 

 

 

Caroleone   

 

 

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Par caroleone - Publié dans : Pilleurs et pollueurs - Communauté : les anti-capitalistes
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Jeudi 23 février 2012 4 23 /02 /Fév /2012 16:05

Les cakchiquel ou kaqchikel

 

 

 

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Groupe ethnique descendant de la civilisation maya vivant dans les montagnes de l’ouest du Guatemala sur les départements de Chimaltenango, Guatemala et Suchitépequez.

 

 

 

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La ville principale est Chimaltenango.

Famille linguistique : Quiché

Population : 833.000 (2002)

 

Langue : cakchiquel (parlée par 460.000 personnes, deuxième langue la plus parlée du pays)

 

 

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A l’époque précolombienne, les cakchiquel formaient un petit royaume avec une capitale, Iximché fondée en 1470 et détruite par les espagnols en 1526.

 

 

 

 

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                                             Iximché, ancienne cité-capitale des mayas Cakchiquels.

 

 

 

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Le lac Atitlan

 

 

 

Le lac Atitlán est un lac du sud-ouest du Guatemala, situé à 60 km à l'ouest de la capitale Guatemala.

Considéré comme l'un des plus beaux lacs au monde, il est bordé par trois volcans (volcan San Pedro, Tolimán et Atitlán qui culmine à 3 537 m) et d'innombrables montagnes.

 

 

 

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                                                                   Lac Atitlan et les volcans au fond

 

 

 

 

 

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Mode de vie

 


 

Ils vivent en habitat dispersé dans des maisons faites en tiges de maïs, briques crues séchés au soleil et toit de chaume.

 

Ils cultivent principalement le maïs, les courges, les haricots et les piments.


Leur religion est un syncrétisme religieux maya.


Les femmes tissent de jolis vêtements colorés.

 

 

 

 

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Tenue vestimentaire

 

 

 

 

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Les femmes portent des jupes de coton bleu rayé blanc, des blouses nommées huipils brodées aux motifs en tapisserie, une coiffe bleue ou en velours appelée liston. Un tissu drapé autour de la taille à la manière d’une jupe, le corte tenu par une ceinture.


Les hommes portent une chemise au tissu rayé aux motifs colorés comme le pantalon ou le pantacourt. Un petit sac en laine vient souvent compléter la tenue ainsi qu’un chapeau quelquefois.

 

 

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Il existe peu de sources en français concernant les peuples mayas qu'ils soient du Mexique ou du Guatemala, mon travail d'information consiste à mettre en avant ces peuples mais ce travail est bien sûr très incomplet. Il est mis à jour au grè des nouveautés de l'actualité rencontrées, je m'excuse donc par avance et vous invite si vous le souhaitez à consulter l'article consacré aux Quichés qui partagent les mêmes origines que les cakchiquel et pour lesquels j'ai réalisé un plus long travail d'investigation.

 

 

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Les quichés sur cocomagnanville

 

 

Retrouvez également l'article consacré à HOLCIM et CIMENTOS PROGRESO sur cocomagnanville: la lutte des cakchiquel contre un projet de cimenterie sur leurs territoires.

 

 

 

Caroleone

 

 

 

 

Par caroleone - Publié dans : D'autres peuples indigènes - Communauté : les anti-capitalistes
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